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Niger : l’impunité menace la refondation - les “gros poissons” toujours intouchables

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Palais de justice NigerAu cœur de la refondation, une question revient avec insistance : celle de la justice. Alors que les Nigériens appellent à une rupture claire avec les pratiques du passé, la presse n’hésite plus à pointer les zones d’ombre qui freinent l’élan national. Cette semaine, un sujet a particulièrement retenu l’attention : la persistance de l’impunité dans les grands dossiers financiers.

L’Enquêteur a donné cette semaine l’un des coups de semonce les plus puissants du paysage médiatique. Là où certains dossiers dorment encore dans les tiroirs de la République, le journal rappelle avec gravité que la crédibilité de la refondation se joue d’abord sur un terrain simple : la justice.

Ces affaires de prédation financière, jamais jugées, pèsent comme une ombre sur le discours officiel.
Comment convaincre un peuple qu’on bâtit un « nouveau Niger » si ceux qui ont pillé l’ancien continuent de circuler librement ?
Comment réclamer des sacrifices aux citoyens quand les voleurs à col blanc, eux, ne rendent de comptes à personne ?

« L’opinion ne demande pas vengeance, elle exige justice », écrit le quotidien. La formule est juste, forte, presque définitive.

Car le vrai test de la refondation n’est pas dans les discours, mais dans la capacité à affirmer que plus personne n’est au-dessus des lois. Si les petits sont jugés pour des broutilles tandis que les gros poissons échappent aux filets, alors la promesse de rupture s’effrite, et l’espoir populaire se fissure.

La lutte contre l’impunité n’est pas une option morale : c’est la fondation même de la souveraineté retrouvée.
Le Niger ne peut pas avancer avec des fantômes d’affaires non résolues, ni espérer réconcilier l’État avec lui-même si la justice demeure sélective.
Boube G. (Nigerdiaspora)

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