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Paix au Niger : autorités, oulémas et populations unis dans la prière

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Après la nuit du 28 au 29 août à Niamey, le Niger se rassemble en prière dans ses régions
De Tillabéri à Maradi en passant par Zinder et Dakoro, gouverneurs, autorités coutumières et oulémas se sont retrouvés ce vendredi 4 septembre dans les mosquées pour des lectures du Saint Coran et des invocations de Qunut, un mouvement religieux qui répond directement à la tentative de déstabilisation survenue à la Base 101 de Niamey.

Un même vendredi, quatre régions mobilisées
Le même jour, aux mêmes heures de prière, quatre régions du pays ont vécu des scènes similaires. À Tillabéri, le Colonel Maïna Boukar a rejoint la Grande Mosquée de Kabia puis celle de Ganda-Tché pour la lecture intégrale du Coran et la grande prière du vendredi. À Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani a assisté, aux côtés du Sultan du Damagaram Elhadji Aboubacar Sanda Oumarou, à une séance de lecture coranique suivie d'Al Qunut à la mosquée de Nassarawa Idi. Dans la région de Maradi, le Contrôleur Général Mamane Issoufou s'est rendu à la Grande Mosquée du Sultanat du Katsina-Maradi, en présence du Sultan Ahmed Ali Zaki, avant de participer, la veille à Dakoro, à une Fatiha organisée par l'Administrateur de la commune urbaine. Cette simultanéité n'a rien d'un hasard de calendrier : elle dessine une mobilisation coordonnée des autorités régionales, quelques jours seulement après les événements survenus à Niamey.

Une même cause, ouvertement assumée
Aucun des officiants n'a laissé planer le doute sur le motif de ces rassemblements. À Zinder, le Gouverneur l'a formulé sans détour devant les fidèles : « le récent événement survenu à Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026 dernier, impliquant une tentative de déstabilisation », les invitant à « continuer à multiplier les prières et invocations car notre pays a besoin de prière pour la paix ». À Dakoro, le Commissaire Divisionnaire Abdoulaye Assane Harouna a tenu des propos similaires : « Nous avons initié cette cérémonie afin d'apporter notre soutien ferme aux plus hautes autorités du pays dans leur lutte contre le terrorisme et l'insécurité. » Ce que les communiqués officiels avaient présenté sobrement comme un « événement » prend, dans la bouche des autorités locales, le nom de ce qu'il a été : une tentative de déstabilisation, à laquelle les régions répondent par une mobilisation religieuse assumée comme un acte de soutien à l'État.

Des invocations qui dépassent les frontières nationales
Au-delà de la sécurité intérieure, le Sultan du Damagaram a élargi le propos à l'ensemble de l'Alliance des États du Sahel, appelant à des prières « en faveur de notre pays le Niger et ses dirigeants ainsi que les pays membres de l'AES ». Cette dimension confédérale, absente des autres régions, illustre combien la question sécuritaire nigérienne s'inscrit désormais dans un cadre partagé avec le Mali et le Burkina Faso. À Dakoro, l'Administrateur délégué a résumé l'intention commune à tous ces rassemblements : « implorer le Tout Puissant Dieu afin qu'il préserve le Niger, son peuple et ses dirigeants. »

Les forces de défense au premier rang des fidèles
Dans chacune des régions, les cérémonies se sont tenues en présence des responsables des Forces de défense et de sécurité, aux côtés des autorités administratives, coutumières et des représentants de la société civile. À Katsina-Maradi, le Sarkin musulmi Cheikh Almou Antoma a consacré ses invocations à la protection des « valeureux soldats » engagés dans la lutte contre les groupes armés, tandis qu'à Maradi, le Gouverneur a salué une initiative qu'il a jugée particulièrement nécessaire « dans cette période où nous avons beaucoup besoin des invocations de nos oulémas et de toute la population ».
Ce vendredi de prières marque ainsi moins un épisode isolé qu'une étape dans un mouvement de soutien religieux aux autorités, que les responsables régionaux, à l'image du Gouverneur de Zinder, entendent voir se poursuivre dans les mosquées du pays.

Source : Agence Nigérienne de Presse (ANP)
Boubé G. (Nigerdiaspora)

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