Sécurité nationale : réaction officielle de l’État après l’attaque terroriste à l’aéroport de Niamey

Survenue peu après minuit, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, l’attaque armée visant la zone de l’escadrille, incluant la base aérienne et le périmètre élargi de l’aéroport international de Niamey, n’a en rien désorganisé l’appareil d’État nigérien. Au contraire, elle a provoqué une réaction institutionnelle immédiate et une riposte sécuritaire coordonnée, attestant de la continuité de la chaîne de commandement et de la capacité des autorités à contenir la menace. Le message adressé à l’opinion publique est sans équivoque : l’État reste debout et la protection des populations demeure une priorité absolue
Dès les premières heures de la matinée, le président de la République, chef de l’État et chef suprême des armées, le général d’armée Abdourahamane Tiani, s’est rendu personnellement sur les lieux visés. Cette présence, hautement symbolique et politiquement significative, visait à constater l’ampleur de l’attaque, à évaluer les résultats de l’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS) et à manifester un soutien direct aux unités engagées. Sur place, il a été accueilli par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, ainsi que par la hiérarchie militaire.
Selon les informations communiquées par les autorités sécuritaires, la tentative d’infiltration a été rapidement détectée et neutralisée. Les assaillants, lourdement armés et appuyés par des moyens de mobilité, notamment des motos, ont essuyé une riposte immédiate. Plusieurs d’entre eux ont été neutralisés sur le terrain, d’autres interpellés alors qu’ils tentaient de prendre la fuite. Des images diffusées par les canaux officiels montrent des armes de guerre saisies et les corps des assaillants neutralisés, parmi lesquels figure un ressortissant étranger de nationalité française. Ces éléments visuels, sont destinés à illustrer la rapidité et l’efficacité de la réponse sécuritaire.
Dans une déclaration faite sur les lieux, le président de la République a qualifié l’attaque de « tentative d’infiltration menée par des mercenaires téléguidés ». Il a salué la coordination des Forces de défense et de sécurité ainsi que l’appui des partenaires russes présents dans le dispositif de sécurité, affirmant que l’ennemi avait été « mis en déroute en moins de vingt minutes ». Selon le Chef de l'Etat, cette réactivité témoigne du niveau de préparation des forces engagées et de la solidité du dispositif de défense autour des infrastructures stratégiques du pays.
Le chef suprême des armées a également tenu des propos politiques particulièrement offensifs, accusant des responsables étrangers dont Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouatara d’encourager, ces actions hostiles contre le Niger.
Sur le plan opérationnel, les Forces de défense et de sécurité assurent que la situation est totalement sous contrôle. Le dispositif de sécurité a néanmoins été renforcé autour de l’escadrille et des sites sensibles de la capitale, et un niveau de vigilance élevé a été maintenu sur l’ensemble de la zone. Cette posture vise à prévenir toute tentative de résurgence ou d’attaque.
Au-delà de l’événement lui-même, cette séquence révèle une stratégie de communication et de gouvernance sécuritaire assumée par les autorités de la transition. La présence immédiate du chef de l’État sur le terrain, l’exposition des résultats de la riposte et la fermeté du discours officiel participent d’un message central : l’État nigérien entend démontrer sa capacité à faire face aux menaces, à protéger ses infrastructures stratégiques et à garantir la sécurité des citoyens.
Pour le pouvoir en place, l’attaque de l’escadrille n’est pas seulement un fait sécuritaire, mais un test politique et institutionnel. Le message délivré est clair : la République reste debout, la chaîne de commandement fonctionne et toute tentative de déstabilisation se heurtera à une réponse rapide et déterminée. Dans un contexte de refondation nationale et de redéfinition des partenariats stratégiques, cet épisode s’inscrit comme une démonstration de fermeté de l’État face aux menaces qu’il juge existentielles.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)