Protection de la biodiversité : le Niger institue officiellement le corps des éco-gardes
Le Niger franchit une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine naturel. Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret instituant la profession d’éco-gardes et définissant les règles statutaires applicables à ce nouveau corps.
Cette initiative vise à renforcer la gestion durable de la biodiversité tout en impliquant davantage les communautés locales dans la surveillance des espaces naturels. Les éco-gardes seront appelés à travailler en collaboration avec les services techniques de l’État afin d’assurer la protection des parcs, des réserves naturelles et des zones écologiquement sensibles.
Le Niger dispose déjà d’une expérience dans ce domaine, notamment autour du Parc W, où des auxiliaires issus des populations riveraines participent à la lutte contre le braconnage. Ces acteurs ont bénéficié de formations spécifiques en techniques de surveillance et d’équipements adaptés pour appuyer les efforts de conservation.
L’institutionnalisation du corps des éco-gardes s’inscrit également dans le cadre de l’accord tripartite signé en 2019 pour la gestion harmonisée du complexe écologique W-Arly-Pendjari (WAP), un espace transfrontalier majeur pour la conservation de la biodiversité en Afrique de l’Ouest.
Un fonds fiduciaire dédié à la conservation de la biodiversité est prévu pour soutenir financièrement cette initiative. Les autorités espèrent ainsi renforcer la protection des écosystèmes tout en favorisant l’implication des communautés locales dans la préservation de leur environnement.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)