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Niger : le Parlement confédéral de l’AES examine sécurité, diplomatie et développement

niger le parlement confederal de laes examine securite diplomatie et developpementLes députés confédéraux du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont examiné et débattu, vendredi 28 août à Niamey, des rapports de trois commissions thématiques : Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement, dans le cadre de la première session ordinaire du Parlement de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Trois commissions, trois chantiers prioritaires
La session, ouverte le mercredi 26 août et prévue jusqu’au 29 août, a vu les commissions présenter leurs conclusions avant un débat général. Les trois domaines retenus pour cette première mouture de travaux reflètent les priorités affichées par l’exécutif confédéral : la coopération policière et le partage de renseignements, la libre circulation des personnes et des biens, et le modèle économique des médias de l’AES.
Les rapports soumis couvrent ainsi la Commission Défense et Sécurité, chargée des questions de sécurité collective et de coordination opérationnelle, la Commission Diplomatie, qui traite de la position commune de l’AES sur la scène internationale, et la Commission Développement, centrée sur les enjeux économiques et sociaux transversaux aux trois États.

Une présidence tournante et une architecture institutionnelle en place
Les travaux se déroulent sous la présidence de Dr Ousmane Bougouma, Président des sessions confédérales du Parlement de l’AES et Président de l’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso. Il est assisté de deux vice-présidents : le Général de corps d’armée Malick Diaw, Président du Conseil national de transition du Mali, et Dr Mamoudou Harouna Djingarey, Président du Conseil consultatif de la refondation du Niger.
Cette configuration institutionnelle s’appuie sur un règlement intérieur adopté mardi 25 août, qui fixe les règles de fonctionnement et permet le lancement effectif de la session ordinaire. Le Parlement confédéral, composé de 45 députés (15 par pays), se réunit deux fois par an, en février et en août, selon le calendrier retenu.

Débats et recommandations : ce qui change concrètement
Après la présentation des rapports, les députés ont engagé un débat général pour examiner les propositions, formuler des observations et valider les recommandations qui seront soumises à l’appréciation de la session. Bien que le contenu détaillé des recommandations n’ait pas été rendu public dans l’immédiat, leur adoption marquera la première production législative ou normative du Parlement confédéral.
Ces textes sont attendus sur des sujets concrets pour les citoyens et les acteurs économiques : la mise en œuvre effective de la libre circulation, avec des implications sur les contrôles aux frontières et les titres de voyage, le renforcement de la coopération sécuritaire, notamment le partage de renseignements entre services des trois pays, et les modalités de financement et de viabilité des médias de l’AES, un chantier qui pourrait influencer l’écosystème médiatique régional.

Une étape clé pour la crédibilité de la Confédération
Cette session intervient après l’installation officielle des députés confédéraux le 24 août et une audience de compte rendu au Président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le 25 août. Elle complète la mise en place progressive des institutions de l’AES, après la Force unifiée et la Banque confédérale.
La capacité du Parlement à produire des textes applicables et à suivre leur mise en œuvre constituera un test de crédibilité pour la Confédération, face à des opinions nationales attentives aux retombées concrètes de l’intégration sahélienne.
La session devrait se clôturer samedi 29 août, avec l’adoption formelle des recommandations et, potentiellement, l’annonce des prochaines priorités législatives.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

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