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Niger : le Général Mamane Sani Kiaou prend officiellement le commandement des Forces armées

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Le Général de brigade Mamane Sani Kiaou a officiellement pris ses fonctions de Chef d’État-Major des Armées (CEMA), mercredi 16 septembre 2026 à Niamey. La cérémonie de passation de commandement avec son prédécesseur, le Général de Division Moussa Salaou Barmou, a été présidée par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Mody.

La transition est désormais effective à la tête des Forces Armées Nigériennes (FAN). Cinq jours après sa nomination par décret présidentiel, le Général de brigade Mamane Sani Kiaou a officiellement pris le commandement des Armées lors d’une cérémonie organisée à la Circonscription militaire de Niamey.

La passation s’est déroulée en présence de responsables de la hiérarchie militaire ainsi que de parents et proches des deux officiers.

Mamane Sani Kiaou officiellement installé
Conformément au cérémonial militaire, le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Mody, a prononcé la formule consacrant officiellement l’autorité du nouveau Chef d’État-Major des Armées sur les troupes.

S’adressant aux militaires, il leur a demandé de reconnaître désormais le Général de brigade Mamane Sani Kiaou comme leur chef et de lui obéir dans l’accomplissement du service, l’exécution des règlements militaires et l’observation des lois.

Cette cérémonie donne ainsi pleinement effet, sur le plan du commandement, au décret n°2026-478/PRN/MDN du 11 septembre 2026 portant nomination du Général Mamane Sani Kiaou comme Chef d’État-Major des Armées. Sa nomination en remplacement du Général de Division Moussa Salaou Barmou avait été annoncée le même jour.

Un officier issu de l’Armée de Terre
Avant d'accéder au sommet de la hiérarchie opérationnelle des FAN, Mamane Sani Kiaou occupait les fonctions de Chef d’État-Major de l’Armée de Terre. Sa nomination s’inscrit dans un réaménagement plus large du haut commandement militaire décidé le 11 septembre.

Le Général de brigade Abdourahmane Abou Zataka lui succède ainsi à la tête de l’Armée de Terre. D’autres nominations ont également concerné les états-majors de l’Armée de l’Air et de l’Armée de Terre.

Né le 6 décembre 1972 à N’Guigmi, dans la région de Diffa, selon la présentation biographique diffusée à l’occasion de la cérémonie, Mamane Sani Kiaou a intégré les Forces Armées Nigériennes en août 1994. Officier d’infanterie spécialisé notamment dans les troupes aéroportées, il a occupé au cours de sa carrière plusieurs responsabilités de commandement, d’état-major et de conduite d’opérations.

Son parcours comprend notamment des fonctions au sein du groupement d’instruction de Tondibiah, de la compagnie saharienne motorisée de Dirkou et de la 122e compagnie parachutiste de Niamey. Il a également commandé plusieurs unités et exercé des responsabilités au sein de zones de défense avant d’accéder à la tête de l’Armée de Terre.

Sa carrière comprend aussi des engagements dans le cadre de la Force multinationale mixte dans le bassin du lac Tchad ainsi qu’une participation à la MONUSCO en République démocratique du Congo, selon les éléments biographiques présentés lors de la cérémonie.

Une nouvelle étape pour le haut commandement militaire
La prise de fonctions du Général Mamane Sani Kiaou intervient dans un contexte de réorganisation de plusieurs postes du haut commandement des Forces Armées Nigériennes. La nomination du 11 septembre n’était accompagnée d’aucune explication officielle sur les raisons du remplacement du Général Moussa Salaou Barmou.

La passation du 16 septembre clôt désormais la transition institutionnelle à la tête de l’État-Major des Armées. Pour le nouveau CEMA, elle ouvre surtout une nouvelle étape de sa carrière, avec la responsabilité de coordonner le commandement des Forces Armées Nigériennes dans un environnement sécuritaire où les opérations militaires et la réorganisation du dispositif de défense restent au premier plan.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

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