À Maradi, le Président Abdourahamane Tiani lance la campagne nationale de reboisement 2026

Le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a présidé, lundi 3 août 2026, la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’Arbre dans la forêt classée de Kouroungousaou, à Chadakori. Plus de 15 000 plants doivent être mis en terre sur un site de 50 hectares désormais dédié au sultan Babari du Gobir.
Après Tillabéri en 2024 et Zinder en 2025, la région de Maradi a accueilli la cérémonie nationale de lancement de la campagne de reboisement 2026. L’événement s’est déroulé dans la forêt classée de Kouroungousaou, située à Chadakori, dans le département de Guidan Roumdji.
Placée sous le thème « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation », cette troisième édition de la Journée nationale de l’Arbre a réuni autour du Chef de l’État des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), du gouvernement, du Conseil consultatif de la Refondation, ainsi que des responsables administratifs et coutumiers.
Les ministres chargés de l’Environnement du Burkina Faso et du Mali ont également pris part à la cérémonie, donnant à l’événement une dimension confédérale au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Un site de 50 hectares dédié au sultan Babari
Au total, 15 650 plants d’espèces locales à haute valeur écologique et socio-économique doivent être mis en terre sur un espace de 50 hectares aménagé et clôturé. Le site portera désormais le nom du sultan Babari du Gobir, en hommage à cette figure historique associée à la résistance, au courage et à l’enracinement des communautés du Gobir.
Le néré a été retenu comme « arbre de l’année ». Très présent dans les usages des populations, cet arbre contribue à la protection des sols et fournit des produits alimentaires et économiques. Son choix traduit la volonté d’associer la restauration de l’environnement à l’amélioration des moyens d’existence des communautés rurales.
Le dispositif aménagé à Kouroungousaou comprend notamment des forages, des installations solaires et un système d’irrigation d’appoint. Ces équipements doivent permettre d’assurer l’arrosage et le suivi des jeunes plants, deux conditions essentielles à la réussite du reboisement.
Après les différentes allocutions, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a planté son arbre, donnant officiellement le coup d’envoi de la campagne. Les membres du CNSP et du gouvernement, les représentants des institutions ainsi que les autorités administratives et coutumières lui ont ensuite emboîté le pas.
Trois acteurs de la lutte contre la désertification récompensés
La cérémonie a également été marquée par la remise des prix du concours national de lutte contre la désertification.
Le premier prix, doté de trois millions de francs CFA, a été attribué à Mme Atta Rabo Dadoria, de Matankari, dans le département de Dogondoutchi. Le deuxième prix, d’une valeur de deux millions de francs CFA, est revenu à Sidi Ousmane, du village de Sahar Peulh de Doungou, dans la commune de Kantché, région de Zinder.
Le troisième prix, doté de 1,5 million de francs CFA, a été décerné à Alhadji Laouali Chaibou, de Sabon Machi, dans la région de Maradi. Les initiatives distinguées reposent notamment sur la régénération naturelle assistée, une pratique qui favorise la protection et le développement des arbres présents sur les terres agricoles.
Plusieurs personnalités engagées dans la promotion et la protection de l’environnement ont par ailleurs reçu des médailles d’honneur en argent et en bronze.
Restaurer les terres pour soutenir la production
Dans son intervention, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté la restauration des bases productives comme un enjeu à la fois environnemental, économique et social. La lutte contre la dégradation des terres doit contribuer à préserver les ressources naturelles, soutenir les activités rurales et renforcer les capacités de production du pays.
Un film documentaire consacré au bois communautaire Amadou Dan Bassa, aménagé à Zinder lors de l’édition précédente, a été projeté. Selon les résultats présentés, les plantations réalisées sur ce site en août 2025 ont enregistré un taux de survie de 96 %.
Organisée le 3 août, la Journée nationale de l’Arbre s’inscrit désormais dans la commémoration de la Journée des Martyrs de la colonisation et de la lutte contre la désertification. Elle associe ainsi la préservation de la mémoire nationale à la restauration des terres.
Au-delà de la mise en terre des 15 650 plants annoncés à Maradi, la réussite de cette édition dépendra désormais de leur protection, de leur arrosage et de leur entretien dans la durée.
Source : Anp
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

