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13ème édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou (UACO) : Le Niger comme pays invité d’honneur

Les travaux de la 13ème édition des Universités africaines de la communication de Ougadougou (UACO) ont débuté hier 7 décembre dans la capitale burkinabè sous les auspices du ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo. Elle a pour thème ‘’Liberté de la presse et droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire’’ et le Niger comme pays invité d’honneur. Plusieurs délégations venues d’Afrique et d’ailleurs prennent part à ces assises qui se déroulent dans la salle PSUT de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Celle du Niger est conduite par le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique M. Raliou Sidi Mohamed.

Les UACO réunissent des professionnels, des universitaires, des chercheurs, des étudiants et des personnes ressources d’Afrique et d’ailleurs pour échanger autour des défis qui se présentent au secteur de l’information et de la communication dans les pays respectifs africains. Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Communication a qualifié cette édition ‘’d’historique à plus d’un titre’’. « Elle se tient à un moment où nous, peuples du Sahel, sous l’impulsion des dirigeants éclairés et patriotes, avons décidé de nous unir et d’affronter ensemble les grands défis du moment et de nous affranchir définitivement de toutes les entraves à notre pleine souveraineté », a-t-il déclaré. M. Raliou Sidi Mohamed a insisté sur le contexte actuel dominé par la désinformation des autres médias, la diffusion des reportages sensationnels et tronqués, la publication des faux rapports des violations des droits de l’homme, à l’image de ceux réalisés sur le Mali et le Burkina Faso.
« Ces donneurs de leçons veulent coûte que coûte ternir l’image de nos pays et freiner l’élan nouveau que nos dirigeants sont en train d’impulser à la région sahélienne », a-t-il estimé.

C’est pourquoi, le ministre Raliou a encouragé les acteurs des UACO à poursuivre dans le même élan, en intégrant de façon dynamique les spécificités africaines et particulièrement sahéliennes dans le traitement de l’information. « Nous sommes ici dans la solidarité et guidés par la nécessité du partage d’expérience et l’enrichissement mutuel que commandent les défis communs qui se présentent à nos pays », a-t-il déclaré avant de réaffirmer l’attachement du Niger à une presse libre, professionnelle, responsable, patriote, respectueuse des valeurs africaines et qui s’éloigne à jamais des clichés stéréotypés et importés des concepts impérialistes et néocolonialistes.

Le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique ministre a invité les professionnels de la communication à user de la puissance de plume et de leur micro non pas comme des armes de destructions massives, mais des armes pour bâtir la paix, pour construire et instruire la société et en faire un havre de paix et de dignité. Il a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs de ces assises aux autorités du Faso qui ont décidé que le Niger soit le pays invité d’honneur de ces 13e UACO. « Vous inscrivez non seulement notre identité dans les annales de ces prestigieuses universités mais aussi vous nous donnez une importante mission de contribuer par les idées, réflexions et pratiques au combat noble de notre continent de disposer d’un secteur de la communication et des médias dynamiques qui participent davantage aux processus de libération de nos états pour une souveraineté certaine et affirmée », a-t-il déclaré. Il a ensuite exprimé, au nom du Président du CNSP, Chef de l’Etat le Général Abdourahamane TCHIANI et à celui du Premier ministre Lamine Zeine Lamine Mahaman la gratitude des populations nigériennes.

Le ministre de la Communication, des postes et de l’économie a ensuite exprimé les attentes du Niger vis-à-vis de ces assises. Elles se résument à un état des lieux sans complaisance et des analyses profondes sur les forces et faiblesses dans ce domaine afin de mieux définir les voies et moyens qui permettront aux journalistes et communicateurs de nos pays de construire et de développer, avec plus d’authenticité dans le narratif, les questions sécuritaires et humanitaires. « Plus jamais donc chez nous de ces images avilissantes et dégradantes, ces reportages répugnants et mensongers. Nous voulons une presse décomplexée et engagée dans cette lutte pour la souveraineté pleine et entière de nos pays », a-t-il précisé. M. Raliou Sidi Mohamed d’ajouter que les Etats du Sahel ont besoin des femmes et des hommes de médias responsables, professionnels et patriotes au service du développement socioéconomique de leurs pays. 

Siradji Sanda (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org