CARENI : la fin d’un système opaque, un tournant pour l’assainissement des finances publiques
La dissolution de la CARENI (Caisse autonome de retraite du Niger) marque une étape majeure dans la volonté des autorités nigériennes de restaurer la transparence et la rigueur dans la gestion des finances publiques. Longtemps critiquée pour son fonctionnement obscur, la structure est aujourd’hui présentée comme l’un des symboles d’un système nécessitant une réforme en profondeur.
Selon des informations relayées par Le Courrier, des contrôles effectués en 2024 par la Direction générale du Trésor ont mis en évidence 3 113 cas de pensions irrégulières, entraînant un manque à gagner mensuel estimé à plus de 540 millions de francs CFA pour l’État. Ces dysfonctionnements révèlent l’ampleur des pratiques frauduleuses ayant fragilisé durablement le système de retraite.
Pour l’hebdomadaire, la dissolution de la CARENI constitue une mesure salutaire pour la sauvegarde des ressources publiques. Elle ouvre surtout la voie à une dynamique plus large d’audit et de réforme devant concerner d’autres structures publiques à forte circulation financière, afin de mettre fin aux pertes liées à la mauvaise gouvernance.
Dans un contexte de refondation nationale, cette décision s’inscrit dans une logique de responsabilisation, de justice sociale et de protection durable des finances de l’État, des enjeux centraux pour l’avenir économique du Niger.
Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)