Gouvernement /SYNACEB: Seyni Harouna recouvre la liberté après quelques jours de garde à vue.

Seyni Harouna SynacebInterpellé et gardé à vue depuis le vendredi 17 mars 2017, Seyni Harouna, 1er secrétaire général adjoint du syndicat national des agents contractuels et fonctionnaires de l'éducation de base (SYNACEB ), est relaxé ce mardi 21 mars après avoir été entendu par le juge. Seyni Harouna était accusé d'usurpation de titre. Il a en effet écopé d'une sanction administrative suite à un refus de rejoindre son poste d'affectation. Pour le bureau du SYNACEB, celà n entrave en rien ses activités syndicales où il jouit d'un mandat au sein du bureau. 
Il peut normalement mener ce mandat jusqu'à son terme. En relaxant Seyni Harouna, le juge donne raison au SYNACEB. Pour rappel c'est le même Seyni Harouna qui a représenté son syndicat lors des négociations qui ont abouti à un accord, le 13 décembre 2016, entre les syndicats du secteur de l'éducation et le comité interministériel présidé par Bazoum Mohamed, ministre de l'intérieur. Un accord fondé l'espoir d'un bon déroulement de l'année scolaire 2016-2017.
Mais depuis les relations Gouvernement /syndicats se sont dégradées. Les syndicats reprochent au pouvoir de ne pas honorer ses engagements, et le gouvernement accuse le syndicat de mener une lutte politique. 
Il y a deux semaines Bazoum Mohamed, a ironiquement traité le statut des enseignants contractuels de "juridiquement précaire". Il s'en est également pris à Mounkaila Halidou, secrétaire général du SYNACEB qu' il a accusé d'être manipulé par Hama Amadou. Ce que les enseignants ont très mal pris, eux qui ne demandent que l'amélioration de leurs conditions de travail. ils n'ont pas tardé à rendre l'amabilité à Bazoum. 
Le statut de l'année scolaire, scandée de grèves répétitives et grippée par une évaluation sur table des enseignants du primaire, décidée par le ministre de tutelle et rejetée par les enseignants, s'annonce incertain.
22 mars 2017
Source :http://nigerdiaspora.net/