Horizon 2021 : Les traitres politiques se dévoilent déjà

Resultats Presidentielle 2016 03Image d'illustrationDepuis quelques temps, l’on assiste à une reprise de soubresauts et défection à peine voilée dans les partis politiques de toute tendance confondue. Il est vrai que chaque citoyen a le plein droit de militer dans le parti politique de son choix. Un droit constitutionnel que personne ne peut dénier à un autre. Mais le jeu politique d’infiltration aux fins de déstabilisation interne des différentes formations politiques suscite beaucoup d’interrogation. Car cela laisse supposer que les élections elles-mêmes prendront un sérieux coup, avec les conséquences que l’on sait. Presque tous les partis politiques qui pèsent sur l’échiquier politique avec des candidats dont l’envergure peut menacer l’establishment sont secoués par des soubresauts qui ne sont intelligibles qu’à l’aune d’un activisme d’un candidat pas sûr de l’onction de son propre parti ou sa fictive base. Passe encore Lumana à l’égard duquel le pouvoir a développé toutes les inimitiés, même celles les plus improbables. C’est autour, et ce depuis un certain temps des partis membres de la MRN, la coalition des partis politiques au pouvoir, de goûter au calice de la rébellion et du sabotage internes. Le MPN Kishin Kassa de Ibrahim Yacoubou, l’ANDP de Moussa Barazé, le MNSD Nassara de Seini Oumarou, le MPR Jamahuriya de Albadé Abouba subissent tous un traitement inamical qui surprend plus d’un. Il y a quelques jours (5) député du MPR ont fredonné la chanson habituelle et rodée qui consiste à réaffirmer leur appartenance à la MRN, leur soutien aux actions du président de la République (un président à la fin de son dernier mandat), leur appartenance au MPR.

Mais les mêmes retirent leur confiance au président de leur parti, Albadé Abouba. C’est le même menu cuit et réchauffé et servi au peuple nigérien depuis les députés dissidents, retournés contre leur parti par le pouvoir en place en 2013. Curieuse manière de militer au sein d’un parti politique sous la bannière de laquelle on est élu à l’Assemblée nationale, temple de la démocratie et des valeurs de l’Etat de droit. Aujourd’hui, chaque parti politique qui a des ambitions politiques affichées a sa rébellion interne, ses saboteurs internes. D’aucuns diront ses traitres et félons politiques . Cette pratique de déstabilisation téléguidée des formations politiques montrent à suffisance que ceux qui se targuent d’être si populaires et élus avec un score stalinien le sont en vérité par des moyens douteux. Si depuis 2011, on ne fait que consacrer une considérable énergie au concassage des partis politiques adverses, c’est assez significatif. La base dont on se prévaut est si flétrie qu’on ne songe qu’à l’élargir tous les jours, et par tous les moyens. Au demeurant, des sources politiques indiquent que la situation actuelle des partis politiques serait le fait du ministre de l’intérieur. Ne croit-il plus au soutien de son mentor que certains des partisans du candidat investi accusent de duplicité ? Mais le mal que l’homme le poursuivra toujours, comme dirait l’autre. Et bien de politiciens nigériens ne donnent pas le bon exemple à leurs propres enfants, et au-delà à la jeunesse nigérienne. Toujours est-il que le peuple nigérien n’est pas dupe et s’en souviendra, afin d’administrer à ces mercenaires politiques, bien connus, et leur (s) commanditaire(s) une leçon, et de la plus belle manière. 

 A.S

22  février 2020
Source : Le Courrier

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