Répartition du fonds d’aide à la presse : Le partage de la honte

Ce n’est pas excessif, car jamais dans l’histoire du Conseil supérieur de la communication(CSC), l’on n’a assisté à une pratique aussi honteuse que sous le ‘’ règne ‘’ de Kabir Sani. Après son parachutage à la tête du CSC, au lieu, en tant qu’homme de droit, de faire les choses de façon juste et équitable, il s’illustre dans l’iniquité et la mauvaise foi en éliminant de la répartition du fonds d’aide à la presse 2018 tous les grands journaux crédibles qui paraissent régulièrement et les télévisions privées qui donnent satisfaction à l’opinion dans le cadre de leurs missions de service public. Une exclusion qui ne peut convaincre personne et qu’il ne pourra expliquer puisque les preuves de la mauvaise foi foisonnent comme têtards dans un étang. Outre que plusieurs arguments avancés dans le rapport du CSC pour écarter nombre d’organes de presse (journaux et groupes de presse) sont totalement faux, des sources internes au CSC confient que certains des récipiendaires ne répondraient pas aux critères établis. Ce qui dévoile le caractère honteux de la répartition du fonds d’aide. Et qui met à nu le copinage dans le choix des heureux « élus » du CSC. Face à cette honteuse et injuste situation, des journaux et groupes de presse ont décidé de porter plainte pour annulation de la délibération qui consacre les cadeaux du CSC. Cela, au nom du principe d’égalité et pour mettre tous les organes de la presse privée dans leur droit, conformément à la loi. En tout état de cause, des preuves irréfutables qui militent contre Kabir Sani et son comité de partage sont réunies et seront brandies au moment opportun.  À suivre ! 

23 décembre 2019
Source : Le Courrier

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