CSC : Répartition du fonds d’aide à la presse au titre de l’année 2018 : Les scandaleux 35% que le CSC s’attribue

CSC : Répartition du fonds d’aide à la presse au titre de l’année 2018 : Les scandaleux 35% que le CSC s’attribueLa question mérite d’être posée au regard de la répartition du fonds d’aide à la presse au titre de l’année 2018 pour lequel le CSC a carrément changé le mode d’attribution habituel à part qu’il s’est attribué à lui-même 35% du montant sur le fallacieux prétexte qu’il va former les journalistes. La décision est tombée comme un couperet sur la tête des journalistes de tout bord confondu en apprenant qu’au niveau de la presse écrite, il n’y a que trois (3) journaux qui ont bénéficié de ce fameux fonds. Au niveau des télévisions, il y en a quatre (4) et au niveau des radios, trois radios communautaires. Du jamais vu dans l’histoire du CSC au Niger.

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Il faut se dire la vérité, le président du CSC est venu avec des intentions de régler des comptes à certains organes de presse. Dès sa prise de fonction, il a accordé une interview dans un journal de la place pour dire que le fonds d’aide à la presse n’est pas destiné à se marier ou à acheter des vaches. Apparemment, il a une mauvaise image de la presse privée nigérienne, et c’est d’autant plus surprenant qu’il est un ancien de la radio privée qui a vécu, comme ceux qui sont sur le terrain aujourd’hui, les affres et les avatars de la presse privée nigérienne. En s’arrogeant le droit d’acheter du matériel pour les organes de presse, sans les avoir consultés pour obtenir leur accord préalable, le CSC s’aménage des marchés sur lesquels, nécessairement, il y aurait des commissions à prendre. Quoi qu’il en soit, sur la base de la situation des organes de la place vis-à-vis des critères définis par le CSC, l’institution de Dr Kabir CSC laisse penser qu’il serait dans une croisade contre certains médias de la place.

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Le CSC a certainement voulu faire plaisir au pouvoir de la renaissance en minimisant le travail des ténors de l’arène médiatique, histoire de faire croire que les règles de déontologie ne sont pas respectées. C’est à croire que la ligne éditoriale a été confondue au respect de l’éthique des règles de déontologie. Manifestement, les médias considérés comme mal-pensants, que l’on dit déranger le pouvoir en place en critiquant et en dénonçant certaines pratiques de mal gouvernance, ont été ciblés et écartés du fonds d’aide à la presse. Le CSC, c’est certain, est allé plus loin, oubliant qu’il porte deux casquettes : l’une qui consiste à veiller au respect des règles de la pratique journalistique et une autre, qui lui fait obligation de veiller à la défense et à la promotion des entreprises de presse et des journalistes.

21 décembre 2019
Publié le 08 décembre 2019
Source : Le Canard En Furie

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