Classement IDH 2019 : Le Niger, encore dernier, malgré le Comité interministériel du Président Issoufou Mahamadou

Le Niger est encore dernier. Malgré le fameux comité du interministériel de suivi de l’Indice de développement humain (IDH) mis en place et présidé par le Premier ministre, mais dont la présidence des réunions est assurée directement par le président de la République, Issoufou Mahamadou en personne. C’est en octobre 2018, suite au classement IDH du Pnud qui a, de nouveau, classé le Niger dernier, comme cela se passe depuis neuf ans, que Issoufou Mahamadou a décidé de la création d’un comité interministériel dont la mission, déclinée au public, est de « réfléchir sur les mesures à prendre, afin que le rang du Niger soit amélioré de manière substantielle et dans les meilleurs délais ». C’est par ces mots que le Directeur général de l’Institut national de la statistique (INS), Alichina Idrissa Kourguéni, a expliqué la mission confiée à ce fameux comité, au terme de la première réunion dudit comité, tenue le 4 octobre 2018, sous la présidence effective du chef de l’Etat. En mars 2019, le Président Issoufou, a encore présidé, à la présidence de la République, une réunion dudit comité alors que le Premier ministre en est le président. À cette réunion du 13 et du 14 mars à laquelle, curieusement, des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, le PNUD, l’UNFPA, l’OMS, ont été conviés, le point des efforts entrepris depuis octobre 2018 a été fait. Une présentation caractérisée par des projections qui ne reposent, cependant, sur aucun travail sérieux.

C’est la ministre du Plan, Kané Aïchatou Boulama, qui a fait le point du travail fait depuis la première réunion, en octobre 2018. Elle a notamment indiqué que, pour que le Niger quitte ce rang peu honorable, il y a lieu de réaliser plus d’efforts pour améliorer les trois composantes essentielles de l’IDH que sont la santé (espérance de vie), l’éducation (scolarisation des jeunes) et le revenu par habitant (PIB). Or, de 2018 à 2019, rien de substantiel n’a été fait par le gouvernement pour y parvenir. Ni le budget 2018, ni celui de 2019, n’a fait la preuve de la détermination des autorités nigériennes de relever les défis indiqués. Les enveloppes budgétaires des secteurs sociaux de base se sont considérablement rétrécies depuis des années, comme si la volonté du gouvernement nigérien est à l’inverse de ce qu’il annonce comme intention. Le Niger encore dernier, s’indignent nombre de Nigériens sur les réseaux sociaux. Ce rang n’est nullement une surprise, indique-t-on ici et là, c’est la conséquence d’une politique antisociale mise en oeuvre de façon ostentatoire par le Président Issoufou depuis près de dix ans.

Laboukoye 
15 décembre 2019
Source : Le Courrier

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