Réunion annuelle des Ministres des Affaires Etrangères des Pays les Moins Avancés (PMA) : Echanges sur les progrès réalisés en matière de développement

En marge des travaux de la 74ème session de l’AG des Nations Unies, les ministres des Affaires étrangères des pays les moins avancés (PMA), ont tenu, le 26 septembre 2019 à New York, leur réunion annuelle. Le ministre en charge des Affaires étrangères a été représenté au cours de cette réunion par l’ambassadeur du Niger en Ethiopie, SE Zakariyaou Adam Maïga. Cette réunion est l’occasion pour les ministres de faire le point des progrès réalisés dans leurs pays respectifs suivant un certain nombre d’agendas internationaux tels que le Programme d’Action d’Istanbul (PAI), le Programme d’Action d’Addis Abeba (PAAA), mais aussi les initiatives propres à chaque pays.

Dans son allocution au cours de la réunion, le représentant du ministre des Affaires étrangères a rappelé le constat général issu du Forum Politique de Haut Niveau tenu sous les auspices de l’Assemblée Générale des Nations Unies. « Le constat général est qu’il nous faut plus d’ambition et de détermination pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés dans l’Agenda 2030 pour le Développement durable. Ce constat est d’autant plus vrai pour les pays en situation particulière comme ceux membres de notre groupe», a déclaré SE Zakariyaou Adam Maïga précisant que le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur la mise en œuvre du Programme d’Action d’Istanbul fait ressortir qu’en dépit des progrès réalisés par les Pays les Moins Avancés (PMA), ces derniers restent toujours en proie à des vulnérabilités structurelles pour maintenir l’élan de ce progrès de leur croissance économique.

L’ambassadeur du Niger en Ethiopie a ensuite évoqué les actions engagées par le Gouvernement du Niger dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action d’Istanbul (PAI). Ces actions ont été intégrées dans les axes stratégiques du Plan de Développement Economique et Social (PDES-Niger 2017-2021). Il cite entre autres, l’initiative 3N qui vise la transformation du Secteur rural à travers notamment l’accroissement de la production agropastorale pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. «La mise en œuvre de cette initiative a permis au Niger de diversifier et d’augmenter sa production agricole et de relever les revenus des populations vivant en milieu rural à travers le développement des chaines de valeurs agricoles », a déclaré le représentant du ministre des Affaires étrangères.

L’ambassadeur du Niger en Ethiopie a relevé qu’après huit (8) années de mise en œuvre, l’Initiative 3N a permis de doubler la production agricole du Niger, qui est passée de 3.554.795 tonnes en 2011 à 6.061.789 tonnes en 2018, mettant ainsi fin au cycle de famine qui rime avec mauvaise pluviométrie.

En outre, le gouvernement a fait du développement du capital humain, l’une de ses priorités. D’importants investissements ont ainsi été faits dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’alphabétisation, de l’accès aux soins et services de santé de qualité y compris la santé de la reproduction. Aussi, pour offrir des opportunités d’emploi aux jeunes, le gouvernement a élaboré des politiques d’encouragement à la création d’entreprises et d’attraction des investisseurs Africains et internationaux. « Le soutien apporté au Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises (CIPMEN), l'accompagnement des jeunes porteurs de projets, l'appui au renforcement de l'environnement entrepreneurial et le développement des plateformes d'échanges des bonnes pratiques sont des témoignages éloquents de l’intérêt que le gouvernement porte à la jeunesse», a estimé, SE Zakariyaou Adam Maïga.

Aussi, pour promouvoir les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, le Niger a créé NIGER TELECOM ainsi que l’Agence pour la Société de l’Information (ANSI), cela pour permettre une accélération de la transformation du pays dans les domaines de l’information et de la communication. « A ce titre, le Niger se félicite de l’opérationnalisation de la Banque de Technologie pour les PMA et fonde l’espoir que cet instrument va permettre à nos pays de combler leur retard numérique, dans leur quête d’un développement durable », a déclaré SE Zakariyaou Adam Maïga.

Cependant, constate l’ambassadeur Zakariyaou Adam Maïga malgré les efforts déployés les PMA, force est de constater que beaucoup de défis structurels et autres contraintes comme le climat d’insécurité, la stagnation des flux commerciaux et des investissements et les conséquences des changements climatiques, freinent le bond qualitatif dont ont besoin les PMA pour accéder à la graduation. « C’est pourquoi, je lance un appel à nos partenaires au développement à honorer leurs engagements souscrits dans le cadre des différents cadres bilatéraux et multilatéraux que sont le Programme d’Action d’Addis Abeba (PAAA) sur le financement du développement, le Programme d’Action d’Istanbul (PAI), l’Accord de Paris et l’Agenda 2030, particulièrement en ce qui concerne l’Aide Publique au Développement (APD), le transfert de technologie à des termes concessionnels, l’aide au commerce et les renforcements des capacités, pour ne citer que ceux-là » a déclaré Zakariyaou Adam Maïga

Siradji Sanda Sources : MAE/C/IA/NE

30 septembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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