Lancement de l’Examen Unique de Certification en Santé : Près 3.201 candidats retenus pour la session 2019

Le ministre de la Santé publique, Dr. Idi Illiassou Mainassara a procédé, le samedi 7 septembre dernier au CEG 11 de Niamey, au lancement de l’Examen Unique de Certification en Santé. Cette année, c’est près de 3.201 candidats (élèves et étudiants) toutes filières confondues qui ont été retenus pour cette session. Les filières de formation initiale en santé concernées sont : Agent de Santé de Base, (BEPC+3 ans), Licence en Soins Infirmiers (BAC+3), Licence en Soins Obstétricaux (BAC+3), Licence en Biologie Médicale (BAC+3), Licence en Santé Environnementale (BAC+3), Technicien de Développement Social (Bac+3). Cet examen Unique de Certification en Santé est étalé sur deux (2) phases, notamment les épreuves théoriques du samedi 7 septembre et les épreuves pratiques qui auront lieux du 9 au 18 septembre.

Dans un message qu’il a livré, la veille du début des épreuves théoriques, le ministre de la Santé publique a précisé que, le but poursuivi à travers l’organisation de cet examen est de garantir dans l’espace CEDEAO en général et au Niger en particulier, une meilleure santé à la population en mettant ainsi l’accent sur l’offre des soins de qualité par un personnel compétent, motivé et mieux formé. « Dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de Développement des Ressources Humaines (PDRH) 2020-2021, mon département ministériel avait mis en œuvre plusieurs reformes visant à améliorer la gestion des ressources humaines. Parmi ces reformes figure en bonne place l’organisation d’un examen unique de certification pour toutes les écoles publiques et privées de formation en santé au Niger » a précisé Dr. Idi IlliassouMainassara.

L’organisation de cet examen a été confiée à un organe compétent. Il est composé d’une commission nationale, présidée par le Secrétaire général du Ministère de la Santé publique, et huit (8) commissions régionales avec la pleine implication du ministère en charge des Enseignements professionnels et techniques ; celui de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que des représentants de certaines institutions de l’Etat telles que, la Haute Autorité à la Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) et le Haut-commissariat à la modernisation de l’Etat (HCME).

Lors du lancement de cet examen (session 2019), le ministre de la Santé Publique a rappelé que cette démarche est le résultat d’un long processus et fait suite à la tenue de l’atelier sur l’harmonisation des programmes de formation en juin 2008 à Kollo. Selon Dr. Idi Illiassou Mainassara, le Niger Compte actuellement une trentaine d’écoles et instituts de formation en santé. Malgré cette disponibilité d’établissements de formation, dit-il, nous restons encore confrontés à une insuffisance quantitative des professionnels de santé. « C’est donc pour remédier à cette insuffisance que la réforme de l’examen de certification a été entreprise et mise en œuvre. Cet examen est organisé dans l’espace CEDEAO. Il est une recommandation des nos Chefs d’Etat. Si on veut améliorer la qualité de formation, si on veut avoir des soins de qualité, il faut des cadres qualifiés, compétents et qui subissent les mêmes examens dans tous ces pays à la même date. Nous faisons ça pour réduire, tout ce que nous constatons comme problème dans le cadre de l’administration de soins dans nos formations sanitaires» a-t-il dit.

Notons que pour cet examen de certification qui s’est déroulé dans toutes les régions du Niger est réservé exclusivement aux candidats qui remplissent les critères rigoureusement définis. « Tout candidat qui ne respecte pas ces critères ne doit pas concourir. C’est une grande fierté pour le Gouvernement et pour nous en particulier le Ministère de la Santé publique de faire de cet examen une réalité. Cet examen est en train de révolutionner, le système des soins, le système de la santé. On ne peut pas faire l’amélioration de la santé une réalité sans un examen unique de certification. Quelle que soit l’école que vous fréquentez, vous passez le même examen », a insisté le ministre Idi Illiassou Mainassara.      

Abdoul-Aziz Ibrahim Souley

09 septembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique