Célébration de la Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme(JMP) 2019 : Le ministre de la Santé publique appelle à plus d’engagement dans la lutte

Le Niger se joint, aujourd’hui 25 Avril, à la Communauté Internationale pour célébrer la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme (JMP) 2019 sous le signe « zéro palu ! Je m’engage». Cette journée instituée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a pour but de redynamiser le mouvement général vers un monde sans paludisme, car le paludisme est une maladie évitable qui continue de tuer un enfant toutes les deux minutes dans le monde. A la veille de cette journée, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara a livré un message dans lequel il a rappelé que depuis plusieurs décennies, le paludisme demeure un enjeu majeur de santé publique au Niger.

« Le paludisme constitue la principale cause de mobilité et de mortalité et représente 80% des motifs de consultation pendant la saison des pluies. En 2018, 2 756 065 cas de paludisme ont été enregistrés au niveau des formations sanitaires avec 3 331 décès dans la population générale. Les enfants de moins de cinq ans constituent la couche la plus vulnérable avec 1 121 574 cas dont 1 766 décès », a souligné le ministre de la Santé publique. Pour Dr Idi Illiassou Maïnassara, la lutte contre ce fléau représente les priorités de la réforme du secteur de la santé. « La politique de la lutte contre le paludisme au Niger repose sur la mise en œuvre et le renforcement des stratégiques efficaces recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) » a-t-il précisé.

C’est dans cette optique, rappelle-t-il, que le Niger a lancé le 18 octobre 2018 sous le parrainage de la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou la campagne « ZERO PALU ! Je m’engage ». Il s’agit à travers cette campagne d’encourager les Nigériens à s’engager personnellement dans la lutte contre le paludisme voire son élimination. Pour traduire son engagement en actes concrets, « l’Etat avec l’appui de ses Partenaires Techniques et Financiers, met en œuvre plusieurs interventions dont notamment la distribution de masse, en campagne et en routine, des Moustiquaires Imprégnés d’insecticides à Longues Durée d’Action (MIILDA), la Lutte Anti Larvaire (LAL), la prévention du paludisme chez les femmes enceinte (TPI), la Chimio prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) chez les enfants de 3 à 59 mois, la prise en charge des cas de paludisme dans les formations sanitaires publiques et privées, la prise en charge des cas de paludisme au niveau communautaire, la Pulvérisation Intra Domiciliaire (PID) avec insecticides rémanents et la communication pour un changement de comportement favorable à la lutte contre le paludisme », a assuré le ministre de la Santé publique.

Toutefois, fait-il remarquer, « pour un besoin de financement de 2018 à 2020 de 138 861 887 dollars, nous avons pu mobiliser 61 026 171 dollars soit un gap encore non couvert de 77 835 716 dollars pour les 18 mois à venir ». Dr Idi Illiassou Mainassara a rappelé la tenue le 10 octobre 2019 à Lyon en France, de la Conférence de Reconstitution des Ressources du Fonds mondial afin de mobiliser des partenaires et recueillir des Fonds dans l’optique d’en finir avec le SIDA, la tuberculose et le paludisme d’ici 2030, comme le prévoient les Objectifs de Développement Durable.

Pour le ministre en charge de la Santé, « l’heure est aux engagements et à plus d’actions, chacun dans sa sphère de responsabilité pour bouter le paludisme hors du Niger ». « Dormons sous moustiquaires, rendons notre environnement salubre et encourageons surtout les enfants et les femmes à fréquenter les centres de santé pour se soigner et surtout prévenir la survenue du paludisme », a-t-il conseillé. Cette journée mondiale contre le paludisme « est une journée pleine d’espoir et d’espérance. Elle nous rappelle qu’en poursuivant nos efforts, nous parviendrons à faire de ce monde, un monde sans paludisme », a-t-il estimé. Par ailleurs, le ministre en charge de la Santé, a noté qu’en vue de renforcer la dynamique internationale pour mettre fin au paludisme et intensifier l’engagement des pays francophones impaludés, la capitale française accueille ce 25 Avril une série d’événement visant à mobiliser les décideurs, la communauté scientifique, le secteur privé et la société civile. Notre pays, invité d’honneur sera représenté par une délégation conduite par la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou.

Mamane Abdoulaye

25 avril 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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