Rencontre de haut niveau sur l’agriculture et l’alimentation dans des contextes de crises, à Bruxelles (Royaume de Belgique) : Invité d’honneur de cette rencontre, le Président Issoufou Mahamadou y a été représenté par le ministre d’Etat Albadé Abouba

 Une rencontre internationale de haut niveau sur l’agriculture et l’alimentation dans des contextes de crises a regroupé, les 2 et 3 avril derniers à Bruxelles (Belgique), les ministres de l’Agriculture de plusieurs pays et des experts intervenant dans le domaine. Invité d’honneur à cette rencontre de haut niveau, en tant que Président du Comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’UEMOA, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, s’y est fait représenter par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, M. Albadé Abouba, qui était accompagné de l'Ambassadeur du Niger auprès du Royaume de Belgique, également représentant permanent à l'Union Européenne, S.E.M Ousmane Alassane, et du Haut-commissaire à l’Initiative 3N.

Organisée par la Commission Européenne dans le cadre du réseau mondial contre les crises alimentaires, une plateforme de coordination lancée en 2016 par l’Union Européenne, et en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), de présenter à l’occasion le rapport mondial sur les crises alimentaires 2019.

Comme on le sait, la question de la sécurité alimentaire, qui placé au cœur des priorités du Programme de renaissance du Niger conçu et mis en œuvre par le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a conduit au lancement, depuis 2011, de l’Initiative 3N ‘’les Nigériens Nourrissent les Nigériens’’. De cette vision du Chef de l’Etat, il s’agit de faire en sorte que la sécheresse ne soit plus synonyme de famine au Niger. Heureux hasard de calendrier, cette rencontre de haut niveau sur l’agriculture intervient quelques jours seulement après le lancement par le Chef de l’état des travaux de construction du barrage de Kandadji, un grand projet structurant qui vise à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de l’Initiative 3N.

Tout ceci, pour dire que le choix du Président Issoufou Mahamadou comme invité d’honneur à cet important évènement n’a rien de fortuit, sachant que l’Initiative3 N est à la fois un outil de lutte contre la pauvreté, un dispositif de lutte contre la migration clandestine et le terrorisme, mais également un instrument de lutte contre le changement climatique.

C’est ainsi qu’en délivrant le discours du Président de la République devant les participants, le ministre d’Etat M. Albadé Abouba, a souligné que « pour atteindre l’objectif faim zéro, le soutien à une bonne alimentation et à une bonne éducation des filles et des garçons s’avère nécessaire et même indispensable ; ainsi que l’appui a une autonomisation des femmes et aux infrastructures rurales, une façon de mettre les populations nigériennes à l’abri des affres de la famine ».

Au nombre des allocutions prononcées au cours de la réunion, l’on peut noter celle du Commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, M. Neven Mimica, qui a souligné que l’insécurité alimentaire demeure un défi mondial, c’est pourquoi l’Union européenne aura mobilisé près de 9 milliards d’euros, entre 2014 et 2020, pour financer des initiatives dans les domaines de l’agriculture durable et de la sécurité nutritionnelle dans plus de 60 pays.

Pour sa part, le Commissaire européen en charge de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, M. Christos Stylranid, a indiqué que les crises alimentaires restent un défi mondial nécessitant des efforts communs.

De son côté, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO), M. Jose Graziano Da Silva, a estimé que les conflits, l’instabilité, l’impact des catastrophes climatiques constituent les véritables obstacles à l’élimination des crises alimentaires.

Il ressort des conclusions du rapport 2019 qui a été présenté au cours de cette rencontre, qu’une coopération approfondie associant prévention, préparation et actions est d’une très grande nécessité en vue d’apporter des réponses adéquates aux urgences humanitaires et à leurs causes profondes qui sont, entre autres, les conflits, les crises économiques, les changements climatiques et les déplacements des populations.

En définitive, cette rencontre de Bruxelles a permis de faire le point a été fait sur les engagements concrets relatifs à la création d’emplois pour les jeunes ruraux dans les filières de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que sur la malnutrition.

Saadi Sanda, AP/Ambassade à Bruxelles

04 avril 2019
Source : http://www.lesahel.org

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