Pourquoi le régime a-t-il peur du vote de la diaspora? Image d'illustrationSous nos tropiques, une élection est sujette à bien de manipulations qui font que chaque fois qu’elles arrivent, le climat politique s’en ressent, se détériorant jusqu’à des situations conflictuelles qui poussent dans bien de cas au déchirement, hélas souvent à la violence postélectorale.

Presque toujours, ceux qui gouvernent rechignent à organiser des élections justes et transparentes et pour cause, une loi non écrite des Gondwanais voudraient que lorsqu’on est au pouvoir, l’on ne puisse pas organiser des élections pour les perdre car, estiment- ils, l’on ne peut être con jusqu’à ce point. Les socialistes nigériens semblent avoir bien compris cette leçon et depuis des mois, ils se battent à avoir des élections pour eux seuls, tentant par tous les moyens d’écarter du processus bien d’acteurs qu’ils prétendent pourtant ne rien représenter dans le pays. La chose n’avait pas commencé aujourd’hui. C’est depuis les élections de 2016 que le Pnds, s’étant rendu compte de son impopularité, avait compris qu’il ne peut avoir aucune chance à remporter les élections s’il devrait tenir à une éthique politique pour organiser des élections justes et transparentes. Très vite, il eut la trouvaille ubuesque d’écarter par des moyens grotesques un adversaire qui gêne et n’eut même pas de pudeur à l’incarcérer pour être seul dans la campagne électorale et dans l’élection. Comment, lorsqu’on aime à se définir comme un démocrate bon teint, peut-on manquer d’élégance politique, pour ne pas être dérangé à aller à une élection dans de telles conditions ? Pourtant, dans un pays arabe, lorsque le premier tour d’une présidentielle met aux prises pour l’affiche du deuxième tour un candidat et un autre en prison, pour son honneur et la propreté de sa victoire, le candidat en liberté avait exigé que son challenger soit libéré pour qu’ils battent campagne à armes égales avec lui devant le peuple et qu’au travers de leurs débats, le peuple souverain fasse son choix.

Au Niger, au pays du grand camarade, l’on ne voit pas les choses de cette manière. Faisant feu de tout bois, l’on va, s’il le faut, descendre dans des égouts, pour se servir d’accusations amorales pour confondre un adversaire et se servir de commérages et de calomnies pour le vilipender, porter atteinte à sa dignité, à son honneur, à l’honneur de sa famille. Au Niger, l’adversité politique s’est réduite à ces vilenies qui ne donnent aucune visibilité sur le régime et sur les acteurs politiques d’un socialisme désuet, contrefait.

Imprimer E-mail

Politique.