Lair du temps : Cernés par les menaces et les calamités

Escalade de violence terroriste, alerte au coronavirus, invasion de criquets voraces, incendies dévastateurs, etc. C’est à croire que le monde contemporain est devenu comme un bateau voguant au milieu des turbulences d’un océan remué par les rafales d’une féroce tempête.

Dans la bande sahélo-saharienne, depuis quelques mois, la quiétude sociale est rudement secouée par une flambée d’attaques meurtrières perpétrées par des bandes de terroristes à la ‘’gâchette folle’’ surgis du néant. Ces ‘’hommes sans visage’’, généralement vêtus de boubou noir, surmonté d’un gilet et d’un turban enrobant la tête, représentent de nos jours le symbole même de la violence gratuite. Opérant à motos, en véhicules 4x4 et munis d’un arsenal de guerre, ces barbares aux allures des ténébreux personnages des films de la série de Mad Max, sèment la désolation dans la zone dite des ‘’trois frontières’’ (Mali-Burkina Faso-Niger), en tirant sur tout ce qui bouge, aussi bien dans les rangs des forces de défense et de sécurité que des populations civiles sans défense

De l’autre côté du continent africain, une autre calamité plane. En effet, depuis plusieurs semaines, plusieurs pays sont en proie à une invasion de criquets pèlerins, d'une ampleur et d'une capacité destructrice jamais vues. Les essaims de criquets qui se rependent sur une surface de 2 400 km2, ont tout dévoré sur leur passage, de l'Éthiopie jusqu'au Kenya, en passant par la Somalie. Comme un feu de brousse, les criquets voraces ont rasé les champs, les jardins, et les arbustes et la broussaille, au détriment des hommes et des animaux. Tant et si bien que la FAO a déjà tiré la sonnette d’alarme sur les risques d’une famine annoncée.

Plus loin, depuis les confins de l’Asie, une autre calamité dénommée ‘’coronavirus’’ a fait son apparition en Chine pour répandre, très rapidement, sa trainée de doute et l’effroi dans les cœurs, aux quatre coins de la planète. Et, aujourd’hui, la peur règne ! Car, comme à chaque fois en pareille circonstance, les réseaux sociaux s’en sont mêlés pour faire le sale boulot de la désinformation et de la propagation des rumeurs les plus affolantes. Alors que de nombreuses zones d’ombre subsistent sur la source de l’infection, l’évolution du virus, et le degré de contagiosité, des auteurs de fake-news se sont empressés de dire que le fameux virus aurait été créé en laboratoire et libéré volontairement par une grande puissance, insinuant le scenario d’une guerre biologique. Et que de rumeurs alarmantes ! La peur du virus est telle que certaines compagnies aériennes ont dû suspendre leurs vols en destination de la Chine, tandis que plusieurs pays ont déjà rapatrié leurs ressortissants vivant à Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Et à l’autre bout du monde, au-delà des eaux vastes et profondes de l’océan indien, les effets du changement climatique ont allumé des foyers d’incendies désastreux, depuis quatre mois qu’ils tiennent tête à tous les pompiers du monde, ont consumé une bonne partie de l’Australie. Ces incendies ont réduit en cendres près de 80 000 km2, tuant ainsi 26 personnes et près d’un demi-milliard d'animaux. Un vrai carnage…

En un mot, le topo est tout tracé : l’humanité est cernée !

Assane Soumana(onep)

31 janvier 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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