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Le président de la FENIFOOT : «C’est un grand tournoi qui intervient dans le cadre d’une réforme», déclare le Colonel Major Djibrilla Hima Hamidou dit Pelé

Djibrilla Hima Hamidou Pele CAN U17M. le président, le Niger accueille du 2 au 15 septembre 2018 le tournoi de la zone B de l’UFOA, qualificatif pour la CAN U17 qui se déroulera en Tanzanie en 2019. Comment la FENIFOOT prépare l’organisation d’un tel tournoi qui regroupe sept pays ?

Il faut dire que le sort a été à notre faveur parce que ce tournoi était initialement prévu en Côte d’Ivoire et il a été retiré au profit du Ghana. Et comme vous le savez au Ghana, il y a eu des événements fâcheux dans le milieu du football, des fâcheux et regrettables événements notamment sur la corruption et autres qui ont fait que le Ghana a été suspendu. Donc, quand cette situation s’est créée, au niveau de l’UFOA, notre zone s’est réunie à Moscou en marge de la Coupe du monde, et nous avons décidé de transférer cette compétition au Niger. Nous nous sommes effectivement battus pour l’avoir, pour acquérir l’organisation de cette compétition comme nous nous sommes rendu compte qu’elle était entièrement financée par les instances faîtières du football, notamment la FIFA, l’UEFA et la CAF. Voilà comment, en discutant avec nos pairs, nous avons pu les convaincre de nous accorder l’organisation de cette compétition. Et aujourd’hui, Dieu merci, c’est chose faite.

L’organisation d’un tournoi de l’UFOA nécessite beaucoup de moyens matériels et financiers. Est-ce que tout est prêt pour le coup d’envoi de dimanche prochain ?

C’est un grand tournoi qui intervient dans le cadre d’une réforme. C’est donc la première fois que cela se fait. Avant, les éliminatoires de cette catégorie des moins de 17 ans se jouaient toujours en deux phases. Vous vous rappelez que nous nous sommes qualifiés à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en éliminant le Nigeria et le Gabon. Nous avons eu la chance de jouer quatre matchs avant d’aller à la CAN. Les autres équipes qui ont joué, à l’image du Nigeria, n’ont eu que deux matchs, en aller et retour contre nous. Ce qui fait que la plupart des pays ne compétissent pas beaucoup dans l’année. Dès que vous jouez un match et que vous êtes éliminés, la compétition est finie pour vous et il faut attendre l’année prochaine. C’est pour cela que la CAF a fait cette réflexion pour dire qu’il faut faire des tournois au niveau de chaque zone pour avoir un qualifié. Ce qui permet aux jeunes de tous les pays d’avoir au moins trois, quatre ou cinq pays à jouer. Ce qui donne un peu plus de compétition. C’est cela la nouveauté en ce qui concerne ce tournoi. Nous sommes à pied d’œuvre pour l’organiser. Ce n’est pas facile car on a acquis la compétition sur le tard, et vu que nous étions en déplacement, il y a quand même des petits couacs notamment sur les installations sportives. Du côté du financement, tout va bien. Ce sont les installations sportives qui nous faisaient un peu peur parce que le stade avait quelques soucis car depuis 2015, il n’ya pas eu des travaux de réfection sur le stade. Suite à l’inspection de la CAF, on s’était rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses à reprendre au niveau des infrastructures du stade : les vestiaires, les bureaux, et la pelouse. Mais aujourd’hui, on peut dire Dieu merci ; on se bat et je pense qu’on pourra être prêt pour accueillir cette compétition là.

Quels sont les efforts fournis aussi bien par la FENIFOOT que par le ministère de tutelle pour que le Mena Cadets soit dans les conditions optimales pour décrocher le ticket de la CAN U17 Tanzanie 2019 à Niamey?

Au niveau du ministère, c’est d’abord sur les infrastructures. Je pense que le fait que le Niger prépare la CAN des moins de 20 ans en février 2019 nous a été bénéfique. Le ministère a fait l’effort de se battre pour que les travaux demandés par l’inspection de la CAF soient accélérés pour que l’on puisse avoir le stade Général Seyni Kountché aux normes pour cette compétition là. De notre côté, en ce qui concerne l’équipe elle-même, c’est la fédération qui jusqu’à ce jour se charge de sa préparation. C’est nous qui prenons tout en charge : l’hébergement, la restauration, et toute la préparation. Vous n’êtes pas sans savoir que notre tutelle connait des problèmes de trésorerie ; donc nous sommes obligés de nous débrouiller.

Est-ce qu’on peut dire que l’équipe est prête pour le tournoi ?

Forcément ! Dans tous les cas, on n’a pas le choix, on doit être prêt. Mais cela a été laborieux. Il faut reconnaître que nous avions été pris de court avec cette histoire de contrôle par IRM. Nos entraineurs ont préparé une équipe. Quand on a fait le test IRM, on s’est rendu compte qu’il y avait des soucis et qu’il fallait rapidement trouver des solutions. Et c’est ce que nous avons fait. On n’est certes pas au point qu’on veut, mais je pense que nos entraineurs ont fait tout leur possible et on espère pouvoir faire une prestation honorable.

En marge de ce tournoi, les travaux de l’Assemblée générale de l’Union des Fédérations Ouest Africaines de football (UFOA) se tiendront également à Niamey. Quels sont les points inscrits à l’ordre du jour de cette Assemblée générale ?

A l’instant où je vous parle, ce sont les statuts des zones qui sont à l’ordre du jour. La CAF a essayé de faire un statut standard pour toutes les unions zonales puisque avant ces unions zonales n’étaient pas reconnues par la FIFA. Aujourd’hui, la FIFA les reconnaît et subventionne ces unions zonales. Donc, la CAF a décidé d’uniformiser, de faire un statut standard que toutes les unions zonales doivent adopter. Le premier et essentiel point de l’ordre du jour c’est cela. Il n’est pas à écarter que, vu la situation que connaît le Ghana qui assure la présidence de notre zone, qu’il puisse avoir une Assemblée générale élective aussi. Mais cela n’est pas encore confirmé.

Des sources proches de certains milieux sportifs évoquent votre candidature à la présidence de l’UFOA. Si vous êtes élu à ce poste, quelles seront les grandes articulations de votre programme d’action ?

Il serait peut-être très tôt de parler de programme d’action, mais je confirme que je serai candidat à la présidence de notre zone avec l’appui de mes pairs qui m’ont sollicité et qui ont estimé que, vu mon ancienneté et ma contribution au travail dans la zone, il était temps que je prenne le relais. On en a déjà parlé comme je le disais à Moscou en marge de la Coupe du monde avec mes pairs de la zone. Je pense que cela va se concrétiser pendant cette Assemblée générale ou celle élective qui suivra.

Réalisée par Oumarou Moussa(onep)

31 août 2018
Source : http://lesahel.org/

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