Conférence de presse du Directeur Général des Opérations de la Banque Mondiale : «La Banque Mondiale reste d’ailleurs solidaire avec le Niger et l’ensemble de la région du Sahel, confrontés à la menace terroriste», déclare M. Axel Van Trotsenburg

Le Directeur Général des Opérations de la Banque Mondiale M. Axel Van Trotsenburg a achevé sa visite de travail à Niamey avec une conférence de presse qu’il a animée le samedi 22 février dernier en présence de la Représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger Mme Joëlle Dehasse. Au cours de cette conférence de presse, M. Axel est revenu sur le cadre dans lequel s’inscrit sa visite au Niger d’une part, mais aussi sur les priorités de l’institution du breton Woods dans le continent africain et dans la région du Sahel d’autre part. Il a notamment rappelé que le portefeuille de la Banque présente des engagements cumulés de 2,4 milliards de dollars américains pour vingt (20) opérations nationales, huit (8) opérations régionales et une opération d’appui budgétaire. Les interventions couvrent essentiellement treize (13) secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’eau, le développement économique et bien d’autres projets d’envergure comme le Barrage de Kandadji.

A l’entame de cette conférence de presse, le Directeur Général des Operations de la Banque Mondiale M. Axel Van Trotsenburg a d’abord relevé que sa visite au Niger lui a permis d’être en contrat direct de la réalité à travers un certain de nombre de déplacements sur le terrain. Il s’est agi pour M. Axel de visiter les interventions de la Banque Mondiale dans le cadre le projet régional SWEDD et du Programme d’Actions Communautaires (PAC 3). «Sur les différents terrains de nos interventions, j’ai constaté la résilience des populations nigériennes et surtout le potentiel que présentent les villages. Les femmes et la jeunesse sont les facteurs clé de ce potentiel. Il faut faire beaucoup attention sur leur éducation en donnant surtout les moyens aux femmes pour qu’elles gèrent avec succès. Les expériences ont montré que partout où les femmes sont économiquement actives, cela va contribuer à la croissance économique mais aussi à l’inclusion de la société pour un avenir radieux. A travers cette visite, nous avons apprécié les besoins du Niger. Ces besoins sont encore plus grands face à une multitude de défis dont les attaques terroristes. La Banque Mondiale reste d’ailleurs solidaire avec le Niger et l’ensemble de la région du Sahel, confrontée à la menace terroriste», a précisé le Directeur général des opérations de la Banque.

Dans les trois prochaines années, la Banque Mondiale va augmenter ses engagements aussi bien au Niger que dans toute la région du Sahel à hauteur de 7,5 milliards de dollars. «C’est la raison pour laquelle nous avons voulu commencer un dialogue avec le gouvernement nigérien dans la perspective de voir comment on peut mieux s’inscrire dans cette logique d’accélération des efforts pour avoir plus d’impacts liés aux interventions de nos projets», a souligné M. Axel Van Trotsenburg avant de noter que les autorités nigériennes ont été claires sur les grands axes d’appui pour lesquels le Niger souhaiterait que la Banque Mondiale oriente ses soutiens. Ces axes prioritaires sont entre autres : l’accès à l’électricité ; le développement rural avec surtout les défis de l’accès à l’eau potable pour tous. Tout cela ne sera possible qu’en mobilisant le secteur privé qui reste et demeure le moteur de la croissance économique. La Banque Mondiale reste convaincu que le secteur privé joue un rôle capital dans le développement d’un pays.

Par rapport au continent africain, le Directeur général des Operations de la Banque Mondiale a indiqué que les domaines prioritaires d’intervention de l’institution vont se concentrer sur le renforcement du capital humain à travers l’éducation, la santé, l’eau, l’environnement, l’emploi, l’autonomisation des femmes, la transformation du monde rural avec l’accès à l’électricité, l’économie numérique, les infrastructures etc. L’Afrique est devenue d’aujourd’hui la région prioritaire de la Banque mondiale. En outre, depuis deux à trois ans, 1/3 des engagements financiers de la banque étaient dirigés vers l’Afrique, soit un montant total de plus de 50 milliards de dollars. Ce qui est un signal fort. Ces engagements de la Banque mondiale vis-à vis des pays africains a dit M. Axel vont augmenter à hauteur de 40% dans les années à venir. L’augmentation de ces engagements se justifie par le fait qu’il y a toujours des grands défis de développement tels que la lutte contre la pauvreté et la création d’emploi pour les jeunes. A cet effet, la Banque mondiale envisage d’augmenter sa présence physique dans la région Afrique à travers l’augmentation de son staff.

Hassane Daouda(onep)

24 février 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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