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Agriculture

Le département de Magaria est une zone essentiellement agricole qui dispose d’un nombre important d’animaux, selon le directeur départemental de l’Elevage de Magaria, M. Adamou Manzo. Les enclaves pastorales encore disponibles ont du mal à satisfaire les besoins en alimentation du cheptel dans cette zone d’agriculture par excellence. Les animaux sont pour l’essentiel nourrit à base des résidus des récoltes eux-mêmes de plus en plus convoités par les agriculteurs pour leur valeur marchande. Du coup, la problématique de l’alimentation du bétail se pose avec beaucoup d’acuité à Magaria.

La direction départementale a pour mission la maitrise de la santé et la productivité du cheptel ; le contrôle des denrées alimentaires d’origine animale ; la collecte, le traitement et la diffusion des données statistiques en matière d’élevage ; le suivi de la situation agropastorale ; la formation, l’encadrement et l’appui conseil aux acteurs ruraux ; la contribution à la préservation et à la gestion des conflits ruraux, etc. Cette la direction comprend sept services communaux dont cinq fonctionnels.

D’après le directeur départemental de l’élevage, le département de Magaria constitue une zone à vocation agricole où la contribution des résidus des cultures représente plus de 96% du disponible fourrager. M. Adamou Manzo a indiqué que seuls 3.891 hectares des enclaves sont disponibles. Actuellement, on constate une bonne disponibilité du fourrage au sortir de la saison. L’évaluation de la biomasse a été réalisée, mais les résultats sont en cours de traitement. « Mais d’ores et déjà, ces résultats vont être déficitaires à cause du caractère agricole de la zone » a-t-il noté. Le rendement à l’hectare des enclaves pastorales va demeurer faible en raison de nombreux facteurs négatifs qui interagissent, à savoir la colonisation de ces espaces par des champs et des espèces herbacées envahissantes, la forte pression exercée par les animaux dépassant les capacités de charge des espaces, 30 enclaves arbustives pastorales, etc. En outre, M. Adamou Manzo a notifié que le déficit fourrager accusé représente plus de 80% de besoins de 937.099 UBT en matière sèche.

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