La Représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger en visite de travail dans la Région de Maradi : Mme Joëlle Dehasse se rejouit des réalisations du PEJIP au village de Oubandawaki Wadataou

La Représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger, Mme Joëlle Dehasse, a effectué, la semaine dernière, une visite de travail dans la région de Maradi où elle a visité les activités de plusieurs projets financés par son institution et qui s’inscrivent dans le volet de la protection sociale.

A l’étape du village de Oubandawaki Wadataou, dans la commune rurale de Djiratawa, le Coordonnateur national du Projet Emploi des Jeunes et Inclusion Productive (PEJIP), M. Hamadou Siddo, a eu le plaisir de présenter les actions entreprises par le projet qu’il dirige au bénéficie de la population de cette localité à travers notamment sa composante N°1 « Inclusion productive des jeunes en milieu rural”.

«Cette composante vise à apporter une réponse aux jeunes du milieu rural qui sont en bute au problème de l’emploi. De manière précise, il vise les jeunes non ou très peu scolarisés, de la tranche d’âge de 15 à 25 ans. Le ciblage a été fait dans les localités de Djiratawa et de Oubandawaki Wadataou. De 2020 à aujourd’hui, 150 jeunes bénéficient des activités de ce projet », a indiqué M. Hamadou Siddo.  Il a ensuite expliqué que le PEJIP, qui est sous la tutelle du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, intervient à travers des activités de sensibilisation et de formation, pour attaquer un certain nombre d’obstacles sociales et autres et qui empêchent aux jeunes d’entreprendre quelque chose.

«C’est ainsi qu’un certain nombre de paquets de services ont été menés dont des sensibilisations, des formations en compétence de vie courante. Par la suite, nous avons mis en place des groupes d’épargne et crédit, dans le but d’organiser ces jeunes dans la dynamique de l’épargne. C’est vous montrer ce qu’ils ont appris et ce qu’ils font qu’ils ont apporté ces caisses qui leur servent d’outils de conservation et de sécurisation des épargnes et les cotisations régulières qu’ils ont pu rassembler. Les sommes ainsi cotisées sont reparties entre les différents membres des groupes. Plus précisément un crédit est accordé, et après restitution, un autre membre du groupe bénéficie aussi du crédit, et ainsi de suite. Cette pratique se fait depuis 6 mois et l’opération va s’étendre sur 8 mois», a-t-il expliqué.

Dans cette entreprise, a –t-il ajouté, le PEJIP a formé des jeunes au micro-entreprenariat dans le sens de leur donner un certain nombre de compétences pour gérer et renforcer leurs activités. Et à l’issue de cette formation en entreprenariat, a assuré M. Hamadou Siddo, le PEJIP va apporter à ces jeunes un appui, sous forme de subvention. « Des dispositions sont déjà prises au niveau du projet pour que dans un proche avenir, nous puissions mettre à leur disposition cette subvention, qui est subdivisée en deux tranches. Le montant de la subvention individuelle est de 100.000 FCFA. Dans un premier temps 60.000 FCFA sont octroyés à chaque bénéficiaire, pour développer leurs activités. Les 40.000 FCFA restants leur sont données à la fin du processus pour encore plus renforcer leurs activités.

Plusieurs jeunes du projet jeunes bénéficiaires, filles et garçons, ont pris la parole pour expliquer à la délégation de la Banque mondiale ce qu’ils ont appris ainsi que l’utilisation qu’ils font de la formation, sans oublier les bénéfices qu’ils en tirent. En résumé, selon eux, les actions, interventions du PEJIP ont substantiellement contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations et des foyers.

Intervenant à son tour, la Représentante de la Banque Mondiale a indiqué pour son institution, toutes ces activités qui visent à renforcer le capital humain sont très importantes. « Nous sommes très heureux d’accompagner le gouvernement dans ses efforts d’améliorer les services de base et le capital humain dans le pays, mais aussi à Maradi », a affirmé Mme Joëlle Dehasse. Elle a ensuite encouragé tous les acteurs à poursuivre ces efforts au profit des populations, tout en se déclarant ‘‘heureuse’’ de constater les actions et la réussite du PEJIP au niveau du village de Oubandawaki Wadataou, en particulier, et d’autres projets dans la région de Maradi.

A travers un paquet d’activités, le PEJIP s’investit en faveur de l’amélioration de la productivité et la diversification des activités économiques pour les bénéficiaires de transferts monétaires. Dans la région de Maradi, ce sont 10.000 ménages répartis sur huit communes de Guidan Roumdji, Madarounfa, Gazaoua et Mayahi qui sont concernés par le transfert monétaire pour la résilience, note-t-on.

Par Mahamadou Diallo

16 juillet  2021
Source : http://www.lesahel.org/