Atelier de formation des membres du dispositif national sur l’ARP : Former les participants sur la convention internationale de la protection des végétaux

Le directeur général de la protection des végétaux, M. Aminou Jadi a présidé, hier matin, l’ouverture de l’atelier de formation des membres du dispositif national sur l’analyse du risque phytosanitaire et la validation de la liste des organismes nuisibles de quarantaine. Cet atelier de deux jours a pour but de former les participants sur  la convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), la définition de concepts entre autres : l’organisme nuisible de quarantaine, la différence entre une liste de quarantaine A1 et A2, norme et enfin sur le processus d’élaboration d’une norme internationale des mesures phytosanitaires (NIMP), (exemples de quelques normes notamment l’analyse du risque phytosanitaire (ARP)).

Dans son mot d’ouverture, le directeur général de la protection des végétaux a rappelé que le conseil des ministres statutaire de l’UEMOA a adopté le 6 avril 2007 le règlement 007/2007/CM/EUEMOA relatif à la sécurité sanitaire des végétaux des animaux et des aliments dans l’Union. Et pour la mise en application des dispositions réglementaires dudit règlement, la commission a recours à l’analyse des risques sanitaires et phytosanitaires comme méthode objective et justifiable pour évaluer les risques SPS dans l’Union (Art. 27) et dispose que les Etats membres se référent pour son application à la liste des hôtes et des organismes nuisibles de quarantaine non existants dans l’espace phytosanitaire UEMOA et existants mais réglementés (Art. 54).

C’est dans ce cadre que les pays membres de l’UEMOA bénéficient d’un appui financier pour la mise en place d’un dispositif ARP et de l’élaboration et/ou de la réactualisation de la liste des organismes de quarantaine.

Cet appui de l’UEMOA au Niger, a confié M. Aminou Jadi, a abouti à la création d’un dispositif national d’analyse du risque phytosanitaire dénommé (DN-ARP-Niger) par arrêté ministériel n° 160/MAG/DGPV du 6 mai 2021, dont la mise en place officielle sera couplée au présent atelier de formation des membres.

Il a aussi ajouté que le 19 juillet 2019, des experts issus des universités, des institutions (INRAN, AGRHYMET…) et des directions générales, notamment la DGA, la DGPV, la CNLA…, ont élaboré et validé une liste nationale des organismes nuisibles de quarantaine pour les semences avec le financement du CORAF. Selon lui, cette liste devrait être complétée pour prendre en compte ceux de cultures.

Auparavant, le directeur général de la protection des végétaux a déclaré que des conventions internationales et régionales ainsi que des textes réglementaires ont été pris et adoptés par les pays afin d’empêcher l’introduction d’organismes nuisibles à travers les échanges commerciaux. Il s’agit notamment de la convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) que le Niger a ratifiée en 2006. Cette convention faut-il le noter, a pour objectif principal d’empêcher l’introduction d’organismes nuisibles dans les pays à travers les échanges commerciaux.

Au niveau sous régional, a soutenu M. Aminou Jadi, les organismes nuisibles constituent une préoccupation majeure dans les stratégies nationales des pays de l’espace UEMOA. Cette préoccupation se justifie par les libre-échanges de marchandises notamment les végétaux et produits végétaux dans l’espace.

En effet,  à travers  ces échanges commerciaux, le risque d’introduction d’organismes nuisibles de quarantaine est élevé, d’où la nécessité d’intensifier le contrôle au niveau des frontières par la mise en place d’un dispositif d’analyse du risque phytosanitaire dans chaque pays membre.

La mise en place officielle du dispositif permettra alors de mettre en œuvre les activités qui leur sont attribuées conformément à l’arrêté ci-dessus évoqué. Aussi par cette formation, les participants auront à réactualiser la liste de quarantaine pour les cultures qui date de 1997.

Rahila Tagou

27 octobre 2021
Source : http://www.lesahel.org/