Riz, mil, maïs et niébé : le Niger rappelle les restrictions à l’exportation

Riz, mil, sorgho, niébé et maïs ne doivent toujours pas quitter le territoire national. Dans un communiqué daté du 21 octobre 2026, le ministre du Commerce et de l'Industrie, Abdoulaye Seydou, rappelle aux opérateurs économiques et à la population que l'interdiction d'exportation de ces céréales demeure pleinement applicable.
Le message est clair : la mesure n'a pas été levée. Le ministre du Commerce et de l'Industrie rappelle que l'arrêté n°0104/MCI/SG/DGC/DCI/LCVC/DL du 16 octobre 2024 continue de s'appliquer. Ce texte interdit l'exportation du riz paddy, du riz blanchi, du mil, du sorgho, du niébé et du maïs.
Des céréales d'abord pour les marchés nigériens
L'objectif de cette décision est de garantir en permanence la disponibilité de ces céréales de base sur les marchés intérieurs. Au-delà de l'approvisionnement, c'est la sécurité alimentaire du pays que les autorités entendent préserver.
Un appel au patriotisme des opérateurs économiques
Abdoulaye Seydou en appelle au sens du patriotisme et à la responsabilité des commerçants et opérateurs économiques. Il les invite à respecter strictement les dispositions de l'arrêté et à s'abstenir de toute pratique qui pourrait en compromettre l'application.
Contrôles renforcés sur l'ensemble du territoire
Pour faire respecter la mesure, les agents assermentés du ministère du Commerce et de l'Industrie, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les autres services compétents ont reçu instruction d'exercer une surveillance rigoureuse sur toute l'étendue du territoire. Les contrevenants s'exposent aux mesures prévues par la réglementation en vigueur.
Le numéro vert 808 à la disposition des citoyens
Le ministre invite enfin la population à jouer pleinement son rôle. Toute pratique frauduleuse ou toute manœuvre visant à contourner l'interdiction peut être signalée gratuitement en appelant le numéro vert 808.
Par cette mise au point, le gouvernement réaffirme sa détermination : les céréales produites au Niger doivent d'abord nourrir les Nigériens.
Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)

