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Marchés céréaliers au Niger : baisse du mil et du maïs en août 2026

Cereales Katako NiameyLes prix du mil et du maïs ont reculé sur les marchés suivis au Niger entre le 12 et le 18 août 2026, tandis que ceux du sorgho et du riz importé sont restés globalement stables. Selon le Bulletin hebdomadaire des céréales n°863 du Système d’informations sur les marchés agricoles (SIMA), cette détente intervient dans un contexte d’amélioration des disponibilités, à l’approche des nouvelles récoltes.

Le mil baisse de 3 %, le maïs de 2 %
La tendance observée sur les marchés céréaliers nigériens est globalement favorable au cours de la semaine du 12 au 18 août. Le prix moyen national du sac de 100 kg de mil s’établit à 24 034 F CFA, contre 24 717 F CFA la semaine précédente, soit une baisse de 3 %. Celui du maïs passe de 18 961 à 18 599 F CFA, en recul de 2 %.
Le sorgho évolue peu : le sac de 100 kg passe de 19 888 à 19 982 F CFA. Même constat pour le riz importé, dont le sac de 25 kg atteint 11 474 F CFA, contre 11 448 F CFA précédemment. Le SIMA considère ces variations comme marginales et sans incidence notable sur la tendance générale.
Le bulletin attribue notamment l'amélioration des disponibilités au déstockage des commerçants en prévision des récoltes, aux ventes à prix modéré conduites par l’État à travers l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN), ainsi qu’aux distributions gratuites ciblées réalisées par des partenaires dans plusieurs localités. Ces différents apports contribuent à renforcer l’offre pendant la période de soudure.

Des prix nettement inférieurs à ceux d’août 2025
La comparaison sur un an fait ressortir une évolution encore plus marquée. Par rapport à la même période de 2025, les prix moyens nationaux sont inférieurs de 6 % pour le mil, 12 % pour le sorgho, 21 % pour le maïs et 9 % pour le riz importé.
L’écart est plus important encore lorsqu’on compare les prix actuels à la moyenne des cinq dernières campagnes de commercialisation, de 2021 à 2025. Le mil se situe 25 % en dessous de cette référence, le sorgho 33 %, le maïs 42 % et le riz importé 13 %. Pour le SIMA, ces niveaux témoignent d’un marché globalement bien approvisionné malgré les contraintes saisonnières liées à la soudure.

De fortes différences selon les localités
Cette tendance nationale masque toutefois des écarts parfois importants d’un marché à l’autre.
Pour le mil, le bulletin relève un prix allant jusqu’à 33 000 F CFA le sac de 100 kg à Iférouane, contre 16 000 F CFA à Tchadoua. Le SIMA relie notamment le niveau élevé observé à Iférouane à l’éloignement des bassins d’approvisionnement, aux coûts de transport et aux contraintes logistiques.
Le sorgho présente également des disparités : le sac de 100 kg est relevé à 14 000 F CFA à Gazaoua, contre 26 400 F CFA à Agadez. Pour le maïs, le bulletin fait état de 14 500 F CFA à Guilladjé et de 28 000 F CFA à Karofane. Le riz importé, vendu en sacs de 25 kg, se situe quant à lui entre 9 500 et 14 000 F CFA selon les localités suivies.
Ces différences montrent que l’amélioration constatée à l’échelle nationale ne se traduit pas partout par les mêmes niveaux de prix, l’accessibilité des marchés, les coûts de transport, la proximité des zones de production et les conditions locales d’approvisionnement continuant de jouer un rôle important.

À Niamey, baisse du mil et du maïs
Dans la capitale, le mil enregistre une baisse moyenne de 6 % sur la semaine. Selon les marchés et la qualité commercialisée, le sac de 100 kg se négocie entre 23 000 et 25 000 F CFA. Le maïs recule pour sa part de 2 %, avec des prix compris entre 15 000 et 16 000 F CFA.
La situation est différente pour le sorgho, dont le prix moyen augmente de 4 % à Niamey, avec une fourchette de 18 000 à 19 000 F CFA le sac de 100 kg. Le riz importé reste stable à 11 000 F CFA le sac de 25 kg sur les marchés suivis de la capitale.
À l'approche progressive des nouvelles récoltes, l'évolution des prochaines semaines permettra de déterminer si la détente observée sur le mil et le maïs se poursuit. Pour l'heure, les données du SIMA font apparaître une situation nationale plus favorable qu’en 2025 et que la moyenne des cinq dernières campagnes, tout en maintenant de fortes disparités entre les marchés du pays.
Boube G. (Nigerdiaspora)

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