Investir au Niger : 50 projets au programme du forum international du 24 au 26 novembre 2026

Prévu du 24 au 26 novembre 2026 à Niamey, le Forum international « Investir au Niger » (F2IN) ambitionne de déboucher sur la signature de conventions représentant 5 500 milliards de FCFA. Les organisateurs annoncent la présentation de 50 projets qualifiés de bancables, répartis dans 13 secteurs d’investissement. Une table ronde et une conférence de presse ont permis d’exposer les objectifs de ce rendez-vous aux acteurs économiques et aux partenaires au développement.
L’objectif financier constitue l’une des principales annonces des préparatifs du F2IN. Les 5 500 milliards de FCFA correspondent au montant des conventions que les organisateurs souhaitent voir signer lors du forum. Il s’agit donc d’une cible de mobilisation, dont la concrétisation dépendra des accords conclus avec les investisseurs, puis de leur exécution.
La rencontre préparatoire, organisée à l’hôtel Radisson Blu de Niamey sous la présidence du ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a réuni des investisseurs nationaux et internationaux, des représentants du secteur public et privé ainsi que des partenaires au développement. Les échanges ont porté sur les possibilités d’investissement, l’environnement des affaires et les priorités du forum.
Un portefeuille de projets pour attirer les capitaux
Le F2IN doit se tenir au Centre international de conférences Mahatma Gandhi. Les dates du 24 au 26 novembre sont également confirmées dans les informations publiées par l’Agence nigérienne de presse sur les préparatifs de l’événement.
Avec les 50 projets annoncés, les organisateurs cherchent à donner aux investisseurs des propositions concrètes sur lesquelles engager les discussions. Leur présentation comme « bancables » traduit l’ambition de proposer des dossiers susceptibles d’obtenir un financement. L’appréciation de leur viabilité économique et de leurs conditions de financement reviendra aux partenaires sollicités.
Pour les entreprises et les porteurs de projets, l’enjeu sera de transformer les contacts noués pendant le forum en partenariats opérationnels. La valeur des conventions signées constituera un premier indicateur ; les financements effectivement mobilisés et la réalisation des projets permettront ensuite d’en mesurer les retombées économiques.
Le gouvernement met en avant l’environnement des affaires
Abdoulaye Seydou a réaffirmé la volonté des autorités d’améliorer l’environnement des affaires et de développer des partenariats durables, fondés sur des intérêts réciproques et le respect de la souveraineté du Niger.
Le ministre a présenté la valorisation des ressources nationales et l’ouverture aux investisseurs comme des axes de la transformation économique recherchée. Il a appelé les entreprises, les partenaires au développement, les représentations diplomatiques et les médias à contribuer à la préparation du rendez-vous.
Cette démarche de promotion s’accompagne d’un travail sur l’information destinée aux investisseurs. Un atelier consacré à l’actualisation du document « Investir au Niger » et de ses 13 fiches sectorielles s’est tenu le 9 octobre à Niamey, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations. Ce support s’adresse notamment aux investisseurs étrangers, aux entreprises nationales et à la diaspora.
Le PNUD accompagne la préparation
Le Programme des Nations unies pour le développement entend soutenir le ministère dans la structuration et la promotion du potentiel économique nigérien. Son représentant résident, Mamadou N’Daw, a réaffirmé cet engagement au cours de la table ronde.
« Le PNUD reste aux côtés du Niger pour transformer son potentiel économique en opportunités réelles de développement inclusif et durables pour toutes les populations », a-t-il déclaré.
La conférence de presse a ensuite réuni le ministre, le représentant résident du PNUD et un représentant de la direction générale de l’ANPIPS. La présentation de la plateforme du F2IN et du spot officiel a complété cette séquence de lancement.
D’ici novembre, le travail de préparation devra rapprocher les projets proposés des attentes des investisseurs. Pour le Niger, l’enjeu économique sera de faire déboucher les conventions recherchées sur des activités productives, des emplois et une valorisation accrue des ressources nationales.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

