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ONU : le Burkina Faso, le Mali et le Niger défendent une position commune

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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger abordent la 81e Assemblée générale des Nations unies avec une stratégie diplomatique commune. À New York, les trois États entendent défendre directement les orientations de leur Confédération et affirmer une parole africaine fondée sur la souveraineté, la sécurité et le droit des peuples à définir leurs propres priorités.

La Confédération des États du Sahel veut parler d’une seule voix à la tribune des Nations unies. À l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, mardi 22 septembre 2026 à New York, le Burkina Faso, le Mali et le Niger comptent présenter des positions coordonnées sur les principaux enjeux internationaux.

Cette démarche a été préparée dimanche soir lors d’une réunion entre les ministres des Affaires étrangères des trois pays et les responsables de leurs représentations diplomatiques à New York et à Washington. Les échanges ont porté sur les rencontres prévues en marge de l’Assemblée générale et les messages que les délégations devront porter.

Une diplomatie confédérale en construction
Cette concertation traduit la volonté des trois États de donner une dimension concrète à leur union politique. Créée le 6 juillet 2024 à Niamey, la Confédération AES a élargi à la diplomatie et au développement la coopération initialement centrée sur la défense et la sécurité.

Le traité fondateur prévoit notamment la coordination des actions diplomatiques et l’adoption de positions communes face aux grands enjeux géopolitiques. La participation concertée à l’Assemblée générale de l’ONU constitue donc une étape importante dans la mise en œuvre de cette orientation.

À New York, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger doivent également animer une rencontre parallèle consacrée à la Confédération. Cet espace leur permettra de présenter leurs priorités, mais aussi de dialoguer directement avec les partenaires internationaux sur la situation du Sahel.

Faire entendre une lecture africaine des réalités du Sahel
Au-delà de la coordination institutionnelle, les trois pays veulent reprendre l’initiative dans la présentation de leur situation. Leur objectif est de ne plus laisser l’espace sahélien être décrit uniquement à travers des analyses produites à l’extérieur du continent.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a résumé cette ambition en affirmant que les délégations étaient présentes pour « porter la voix de l’AES » elles-mêmes.

Cette volonté s’inscrit dans une approche panafricaine de la diplomatie : défendre la capacité des États africains à définir leurs choix politiques, à exposer leurs préoccupations sécuritaires et à construire leurs partenariats selon leurs intérêts. Pour l’AES, l’enjeu consiste aussi à faire reconnaître la Confédération comme un interlocuteur collectif, capable de formuler sa propre vision des transformations en cours en Afrique de l’Ouest et dans le monde.

Transformer l’unité politique en influence internationale
La 81e session de l’Assemblée générale s’est ouverte le 8 septembre 2026. Son débat général se déroule du 22 au 26 septembre, avant une dernière journée le 28 septembre. Les échanges sont placés sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies qui apportent des résultats pour tous ». 

Dans cette enceinte où chaque État conserve sa propre représentation, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cherchent désormais à faire émerger une parole confédérale identifiable. Leur présence coordonnée à New York représente ainsi un test pour la diplomatie commune de l’AES et pour sa capacité à convertir son unité politique en influence sur la scène internationale.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

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