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AES : trois priorités pour rapprocher les systèmes d’enseignement supérieur

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Réunis à Ouagadougou, les ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont retenu plusieurs orientations communes : harmoniser les normes de qualité, développer des mécanismes de financement durables et favoriser la mobilité universitaire au sein de la Confédération des États du Sahel.

Les trois pays souhaitent renforcer leur coopération universitaire en s’appuyant sur la complémentarité de leurs systèmes et la mutualisation de leurs compétences. La concertation s’est conclue par la signature d’un communiqué final qui consigne leurs engagements en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

L’enjeu est de donner un cadre commun à cette coopération, tout en prenant en compte les réalités des pays concernés. Les orientations présentées portent aussi bien sur la qualité des formations que sur les moyens de soutenir la recherche et de faciliter les échanges entre les communautés universitaires.

Qualité, financement et mobilité universitaire
Les ministres prévoient d’instituer un dispositif confédéral d’harmonisation des normes et des standards de qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette démarche vise à rapprocher les exigences appliquées dans les trois pays et à structurer leur coopération autour de références communes.

Le financement constitue un deuxième axe. Les engagements portent sur la mise en place de mécanismes de mobilisation des ressources afin de soutenir durablement l’enseignement supérieur et la recherche. La question des moyens accompagne ainsi celle des objectifs : la coopération envisagée devra pouvoir s’appuyer sur des ressources pérennes.

Les trois pays entendent également encourager la mobilité des enseignants, des chercheurs, des personnels d’appui technique et des étudiants dans l’espace confédéral. Cette orientation doit favoriser la circulation des compétences et le partage des expériences entre les établissements.

Une place pour les savoirs endogènes
Avant la signature du communiqué, un panel a permis de présenter la situation des systèmes d’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que celle du Togo.

Les discussions ont notamment mis en avant la valorisation des savoirs et des savoir-faire endogènes. Leur prise en compte dans les formations et les travaux de recherche figure parmi les préoccupations exprimées au cours de la rencontre. L’approche défendue consiste à mieux intégrer ces connaissances aux enseignements et aux démarches scientifiques, tout en préservant la diversité des expériences.

À travers ces orientations, les pays de l’AES souhaitent faire de l’enseignement supérieur et de la recherche des instruments de souveraineté, d’innovation et de développement. La prochaine étape sera de préciser les modalités de mise en œuvre des engagements : fonctionnement du dispositif commun, mobilisation des financements et organisation des mobilités universitaires.
Boubé G. (Nigerdiaspora)

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