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M. Aminou LAOUALI, acteur de la société civile, ancien Rapporteur Général de la Commission : Politique de la Conférence Nationale Souveraine du Niger

Depuis les événements du 26 juillet 2023, des mots civisme et patriotisme sont toutes les lèvres. Pouvez-vous nous expliquer qu’est-ce que cela veut dire concrètement ces mots ?

Pour mieux comprendre la résurgence de ces concepts de « civisme » et de « patriotisme » dans les débats publics et leur réappropriation culturellement adaptée par les organisations de la société civile et les citoyens, il me paraît important de les replacer dans leur contexte, c’est-à-dire, de revenir sur la perception que les Nigériens ont eue « des évènements du 26 juillet 2023 », comme vous les nommer.

En effet, dès le 27 juillet 2023, les Nigériens sont sortis massivement, d’abord à Niamey, puis dans toutes les autres régions du pays, pour soutenir, non pas le coup d’Etat militaire, mais la mise à mort du régime du PNDS-Tarraya, un régime gangréné par la corruption, l’impunité et le népotisme ; un régime qui doute des capacités intrinsèques des forces armées nigériennes à vaincre les groupes armés non-étatiques (GANE) et qui pense que le « salut » réside dans la présence physique et la participation aux opérations des troupes militaires étrangères sans lesquelles le Niger risquerait, sinon de disparaître de la carte du monde, du moins, de devenir « un khalifat djihadiste » ; un régime qui dit ouvertement faire la cour au gouvernement français pour le « supplier » d’acheter l’uranium nigérien qui n’aurait plus aucune importance économique ou stratégique.  

Ce n’est donc pas pour soutenir « les évènements du 26 juillet 2023» que les Nigériens sont massivement sortis le 27 juillet de la même année, mais plutôt pour saluer la chute longtemps attendue d’un régime dont les dirigeants qui, pour la plupart, n’avaient pas, en 1993, les moyens de payer une caution électorale individuelle de 150.000 F CFA, sont devenus multimilliardaires, puis, ont tourné le dos au projet démocratique, pour s’engager, tout au moins à partir de 2016, dans un processus résolu d’institutionnalisation d’une monarchie constitutionnelle visant à transmettre le pouvoir d’Etat à leurs propres enfants.

Le Général Tiani, dans son Message à la Nation du 28 juillet 2023, l’a d’ailleurs clairement reconnu, en affirmant, je le cite : « Le CNSP adhère pleinement au principe du choix libre des gouvernants par le peuple. Mais, pour que le peuple puisse choisir ses dirigeants, il faut un régime dans lequel une véritable alternance est possible et dans lequel la société civile peut librement s’exprimer et manifester sans être inquiétée.

Les soutiens massifs des populations au CNSP au Niger, comme chez nos frères Maliens, Burkinabès et Guinéens, entre autres, traduisent, non pas le désir d’une gouvernance autocratique, mais un désir de démocratie véritable porteuse de bien-être pour tous. Nous en sommes parfaitement conscients… »

Tout au plus, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) n’a fait que reprendre à son compte, le diagnostic accablant de 12,4 ans de gestion du régime renversé, diagnostic établi et largement diffusé, puis régulièrement mis à jour, par les partis politiques d’opposition, des organisations de la société civile et des intellectuels critiques sur les réseaux sociaux qui étaient les seuls espaces d’expression libre et démocratique accessibles aux citoyens, les manifestations sur les voies publiques ayant été systématiquement interdites depuis 2018, les médias publics étant « naturellement » contrôlés par les pouvoirs publics. C’est dans le Message à la Nation prononcé par le Général Tiani du 2 août 2023 que le CNSP a repris à son compte le diagnostic de la gestion passée, en ces termes : « En effet, c’est à notre corps défendant que nous avons dû intervenir pour mettre fin à la gestion par le régime déchu de la question sécuritaire au Niger ; gestion qui, objectivement, a montré ses limites et qui ne laissait véritablement entrevoir aucune solution de sortie de crise, à moyen ou à long termes…A cela, il faut ajouter les problèmes devenus désormais endémiques de corruption généralisée et d’impunité, de gabegie, de détournement de deniers publics, de clanisme partisan, de radicalisation des opinions et positions politiques, d’atteintes aux droits et libertés démocratiques, de dévoiement du cadre étatique au profit des intérêts privés et étrangers, de paupérisation de nos laborieuses populations, d’une école en crise et l’effondrement de notre système de santé, toutes choses que les Nigériens vivent dans leur être et dans leur vie au quotidien ».

Aussi, je propose de considérer que la résurgence du « patriotisme » date plutôt du 30 juillet 2023 et résulte principalement des sanctions illégales prises conjointement par les Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Niger.

Si les dirigeants de ces deux organisations sous-régionales s’en étaient tenus aux sanctions statutaires (suspension du Niger des instances communautaires, interdiction de voyage aux autorités militaires et aux membres de leur gouvernement, exigence de retour à un nouvel ordre constitutionnel), les Nigériens, y compris les membres du CNSP, allaient comprendre qu’ils étaient dans leur rôle conventionnel. Par contre, en décidant de la fermeture des frontières terrestres et aériennes, du gel des avoirs de l’Etat du Niger et du blocage de ses transactions financières avec et dans les pays de l’UEMOA, les dirigeants Ouest-Africains ont fait preuve d’un banditisme d’Etat pur et simple, parce qu’aucun texte communautaire n’a prévu ces sanctions.

De même, en décidant, en toute illégalité, d’activer la force militaire dite en attente pour attaquer le Niger, les dirigeants de la CEDEAO et de l’UEMOA ont ouvertement déclaré la guerre au Niger. Les gouvernements qui ont affiché clairement leur adhésion à cette option suicidaire, rejetée par leurs opinions publiques, en l’occurrence, les gouvernements de Dramane Allassane Ouattara, de Macky Sall, de Patrice Talon et d’Emmanuel Macron, apparaissent clairement comme des « gouvernements ennemis » ; et les Nigériens qui les ont soutenus dans cette aventure avortée peuvent être poursuivis pour « intelligence avec l’ennemi », infraction qui, aux termes du Code de Justice Militaire, est passible de la même peine que la désertion.

C’est donc cette option brandie d’attaquer militairement le Niger qui a littéralement réveillé le sentiment du « patriotisme » chez les Nigériens, c’est-à-dire, leur amour de leur patrie, leur volonté de la défendre envers et contre tous, y compris comme les soldats, en sacrifiant leurs vies, si nécessaire.

C’est ce qui explique la mobilisation populaire sans précédent, ralliant les scolaires nigériens (élèves et étudiants), les organisations de la société civile, y compris des leaders religieux, contre les dirigeants de la CEDEAO, de l’UEMOA et de la France. C’est ce qui explique également les nombreuses veillées, durant plusieurs mois, à l’Escadrille, rebaptisée “Place de la Résistance“, organisées par des mouvements de la société civile et des citoyens, dont le M62 et le Front Patriotique pour la Souveraineté (FPS) pour le départ de l’Ambassadeur de la France et des troupes militaires françaises du sol nigérien. Car, les troupes françaises étaient devenues une menace réelle pour la sécurité du Niger, dès lors que le Président Français, Emmanuel Macron, a convoqué, le 1er août 2023, un « Conseil de Défense à l’Elysée sur la situation du Niger », puis, le 28 août, à l’occasion de la Conférence Annuelle des Ambassadrices et Ambassadeurs de France, s’est dit disposé à appuyer la CEDEAO, au besoin, dans son option militaire de « libérer Bazoum Mohamed et le réinstaller au pouvoir ».

Ce qu’il faut noter dans l’engagement de ces milliers de citoyens qui passaient des nuits blanches à l’Escadrille, c’est qu’ils n’utilisaient pas l’expression française pour exprimer leur combat, mais des slogans en langues nationales devenus aujourd’hui largement populaires : « Laabo sani no » ou « Zancen kassa ne », pour dire littéralement, « On parle du pays », c’est-à-dire, qu’il ne s’agit plus d’une « affaire » d’un parti politique, d’un groupe de personnes, d’une région ou d’un clan. Ce n’est même pas, non plus, une « affaire du CNSP », mais exclusivement une « affaire du pays, de la patrie ». 

Pour répondre maintenant à votre question proprement dite, après cette longue recontextualisation, on peut retenir que le « civisme » désigne le respect et l’attachement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit, en respectant sa constitution, ses lois et règlements, dans la mesure où elles reflètent la volonté générale. En règle générale, le civisme est le dévouement pour l’intérêt public, pour la « chose publique ».  Il nécessite une «conscience politique» et implique la connaissance de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité. Dans ce sens, il renvoie, sans se limiter, aux notions de « nationalisme » et de « patriotisme ».

Pour faire simple, le « nationalisme » suppose l’existence d’une nation, qui est une entité au sein de laquelle les communautés partagent la même histoire, la même langue, la même culture et ont une vision commune de leur destin. Dans ce sens, le Niger est une nation en construction, qui utilise les génies propres des communautés qui la composent pour bâtir le vivre-ensemble et une communauté de destin, à travers le respect et la valorisation de leurs us et coutumes, le cousinage à plaisanterie, les mariages exogamiques, les festivals de la jeunesse, le championnat de lutte traditionnel et, plus récemment, la création des circonscriptions législatives spéciales et la mise en œuvre irréversible d’une politique de décentralisation qui consacre une communalisation intégrale du territoire national.

Tandis que, le « patriotisme » vient de « patrie » qui dérive du latin « pater », c’est-à-dire, « père » et de « nater » qui signifie « naissance ». Donc, le « patriotisme » peut être défini comme « l’amour, l’attachement et le dévouement à la terre des parents, à la terre des ancêtres ». Et ce dévouement à la terre des ancêtres peut aller jusqu’au sacrifice suprême, c’est-à-dire, jusqu’à l’engagement de donner sa vie pour la protection de cette terre ancestrale. C’est sans doute dans ce sens que les soldats comprennent ce terme. En effet, à l’occasion des sessions d’éducation civique que j’ai organisées, en partenariat avec le Comité « Armée et Démocratie », dans toutes les zones de défense du Niger, pour vulgariser le Code de Justice Militaire, j’ai entendu les soldats s’appeler par le nom générique de « Pays ».

Y’a-t-il des actes d’incivisme fréquemment signalés au Niger ? Pouvez-vous nous donner des détails ?

Les actes d’incivisme sont légion au Niger. Ils vont des faits et comportements devenus anodins, à des phénomènes quasi systémiques. Il suffit, par exemple, de circuler dans la ville de Niamey, en voiture, à moto ou sur bicyclette, pour constater combien nous sommes « bien élevés », prompts à violer les feux optiques, à couper les priorités et à nous bloquer collectivement sur des ronds-points, dès qu’il n’y a pas d’agents de police pour nous « discipliner ». C’est même en violant allègrement les règles du Code de la Route que l’on croit démontrer son habilité à conduire ou son prétendu « courage ».

Au sein de l’administration publique, la plupart des agents ont perdu à la fois le sens du bien public, le sens du service public et la conscience professionnelle qui sont les pivots du civisme. Il y’a, par exemple, cette idée répandue de « Kayan Gomnati, Kayan Banza », littéralement « les biens de l’Etat sont des biens sans valeur », donc des biens dont on peut impunément abuser, qu’on peut négliger ou même voler. Alors qu’il ne le fera jamais chez lui où il doit payer les factures d’électricité, un fonctionnaire peut se permettre de mettre le climatiseur en marche dans son bureau, pendant plusieurs heures et en son absence, parce que c’est « gomnati » qui payera…

Il faut lire « La routine des comportements non-observants au sein des services publics nigériens », étude de mars 2014 dirigée par Pr Olivier De Sardan du LASDEL, à la demande du Haut-Commissariat à la Modernisation de l’Etat (HCME), pour comprendre le niveau endémique de l’incivisme qui mine l’administration publique : interventionnismes incessants, la recherche des postes « intéressants » ou « juteux », l’absentéisme persistant, la culture de gratifications, la chasse aux primes, etc. C’est inouï, il faut « payer », c’est-à-dire, corrompre les agents pour qu’ils rendent aux usagers les services publics pour lesquels ils reçoivent pourtant des salaires !

La ménagère qui envoie son enfant déverser les ordures ménagères dans la rue ou dans les caniveaux, au lieu de la poubelle publique, fait acte d’incivisme….

Le civisme, c’est un engagement qui commence dès l’école primaire. Quelles sont les voies à suivre pour apporter des réponses appropriées à ce problème ?

 Le 18 décembre 2013, à la demande de la Ministre des Enseignements Secondaires, j’avais animé une conférence publique au CES-Saga de Niamey sur le thème : « Ecole et Citoyenne ». Voici mes propositions, que je considère encore d’actualité.

L’école doit être le lieu par excellence où se reproduit et se perpétue la société démocratique et s’enseigne les valeurs citoyennes. Pour le Niger, en particulier, l’école doit être un cadre où se transmet le savoir scientifique et technique ; un cadre où s’enseigne l’histoire de ce peuple divers et riche ; un cadre où les élèves apprennent à connaître les lois et règlements de la République qui définissent les liens entre les citoyens, notamment leurs droits et devoirs ; un cadre où les élèves doivent apprendre progressivement les contraintes et défis auxquels le pays est confronté. 

Il faut restaurer l’éducation civique à l’école, en commençant par enseigner des notions simples que sont l’amour du savoir et du travail bien fait comme vertu suprême, comme libérateur, comme anoblissant, comme moteur de progrès social ;  le mépris de la tricherie et de la facilité comme avilissantes, dégradantes et voies de perdition ; le respect des biens publics, y compris lors des manifestations scolaires très légitimes ; le respect des enseignants comme des personnes qui vous aident à devenir meilleurs ; la mise en garde et le suivi contre certains programmes des “écoles concurrentes” que sont la télévision, l’internet, le téléphone cellulaire et la rue où l’on peut apprendre à la fois le bien et le mal. 

Ensuite, il faut réhabiliter la fonction enseignante elle-même, pour que le maître redevienne la troisième personnalité du village, aux côtés du Chef du village et de l’Imam. Il faut titulariser les “contractuels de l’enseignement” et renforcer leurs capacités pédagogiques, pour éviter que l’on ne vienne enseigner que, juste, parce que l’on n’a rien à faire d’autre. Même dans des classes en paillotes, il faut des livres, des livres et des livres !

Le Niger de demain sera à l’image des élèves que nous formons aujourd’hui. Si le fils du proviseur obtient zéro sur 20 lorsqu’il n’a pas appris ses leçons, il comprendra, aujourd’hui comme demain, que la récompense vient toujours de l’effort et du mérite. Si le fils du milliardaire est renvoyé de l’école pour des mauvais résultats et qu’il ne trouve aucun responsable d’un autre établissement public pour falsifier son dossier et le réinscrire, il comprendra mieux la notion d’égalité des citoyens. Si le fils du charbonnier obtient son baccalauréat avec mention très honorable et gagne une bourse d’excellence, cela jettera les bases de cette école républicaine et citoyenne à laquelle nous aspirons tous. 

Quel appel avez-vous à lancer aux jeunes et aussi aux autorités de la transition pour que le patriotisme soit une réalité au Niger ?

Pour les jeunes, je vais leur dire ce que je répète constamment à mes propres enfants, c’est-à-dire, les deux versets successifs et complémentaires du Saint Coran : « Au bout de l’effort, il y’ a la récompense ; certes, au bout de l’effort, il y’a la récompense ». Car, une fâcheuse doctrine, cultivée au cours des 10 dernières années, à tendu à montrer aux jeunes qu’ils peuvent rapidement s’enrichir, se construire une villa et rouler dans une voiture « V8 », juste en militant dans les partis politiques au pouvoir. C’est la meilleure façon de sacrifier l’avenir de la jeunesse et de tuer son génie créateur.

Pour les autorités de la transition, la chose est à la fois simple et compliquée : il faut maintenir le cap et prêcher par l’exemple.

Maintenir le cap signifie, d’abord, ne jamais perdre de vue les raisons avancées ayant justifié le coup d’Etat militaire, telles que présentées dans la déclaration du 26 juillet, puis détaillées et augmentées dans les Messages à la Nation des 28 juillet et 2 août 2023. Ces Messages indiquent clairement que le coup d’Etat militaire met en cause les 12,4 ans de la gestion du PNDS-Tarraya, y compris les 10 ans de Mahamadou Issoufou et les 2,4 ans de Bazoum Mohamed. Que le PNDS-Tarraya se soit fracassé en deux camps « ennemis » qui s’accusent mutuellement de trahison, n’est pas un problème national, mais strictement un problème privé, interne audit parti. Maintenir le cap, signifie de ne pas s’en mêler.

Certes, Issoufou Mahamadou s’efforce de s’en sortir, en travaillant pour assurer que le coup d’Etat ait été fait contre Bazoum Mohamed et son gouvernement, mais non pas contre le PNDS-Tarraya, parti qu’il compte reconstituer à termes pour son seul compte, en vue, soit de briguer un nouveau mandat présidentiel, soit de « fabriquer » un autre Bazoum. Une première de ses stratégies dans cette direction fut de monter « une dynamique citoyenne pour une transition réussie », en vue d’infiltrer et de noyauter les organes de transition, puis de peser sur l’après transition. Maintenir le cap signifie de ne pas tomber dans ce piège.

Il va de soi que les militants du PNDS-Tarraya ne sont pas tous, forcément mauvais, ne sont donc pas à mettre systématiquement dans le même sac. Les plus nombreux sont les militants(es) de base qui n’ont été que « des machines à voter », certains n’ont jamais exercé aucune responsabilité, tandis que d’autres ne sont que des personnes innocentes qui, emportées naïvement par la propagande des dirigeants du parti, ont uniquement passé leur vie à porter des bonnets rouges et/ou des habits roses, signes extérieurs de ralliement leur donnant l’illusion de participer symboliquement au pouvoir. Maintenir le cap signifie d’éviter l’amalgame.

Maintenir le cap signifie aussi de publier le programme annoncé de « résilience pour la sauvegarde de la patrie » qui permettra de donner une cohérence à l’action du gouvernement. Car, le délai de la période de transition dépend, en partie, de l’envergure de ce programme et de l’agenda de la CoLDEFF. 

Enfin, comme le « poisson pourrit par la tête », les autorités de la transition doivent prêcher par l’exemple, en évitant systématiquement de commettre les mêmes fautes que celles qu’elles reprochent au régime renversé. Pour cela, il faut veiller à ce que la CoLDEFF joue pleinement son rôle et donne des résultats probants. Car, ceux qui se sont mis à piller les deniers publics n’ont commis leurs forfaitures que parce qu’ils étaient convaincus qu’il ne se passera jamais rien, qu’il n’y aura aucune sanction. Donc, le CNSP et la CoLDEFF n’ont pratiquement pas le droit à l’échec, en gardant à l’esprit que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Aichatou Wakasso (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org  

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