| Déclaration dui Comité Exécutif de la Coordination pour la Sauvegarde de la Démocratie au Niger(CSD) |
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| Idées & Opinions |
| Mercredi 23 Décembre 2009 00:08 |
Le Comité Exécutif de la Coordination pour la Sauvegarde de la Démocratie au Niger(CSD) s’est réuni ce jour 21/ 12/ 09 en vue d’examiner l’évolution de la situation sociopolitique de notre pays. A l’issue des délibérations , le comité a adopté la déclaration dont la teneur suit :La croisade antidémocratique du régime autocratique de Tandja Mahamadou a atteint son apothéose avec l’avènement d’une constitution taillée sur mesure et d’une 6è République, point d’orgue d’un coup d’état constitutionnel qui restera une page sombre de l’histoire politique africaine. Cette aventure politique inédite dans l’histoire procède d’un processus illégal de dévoiement des libertés démocratiques ,de démantèlement de l’état de droit et du mépris des normes de bonne gouvernance politique observée par tous les états démocratiques .En effet dans aucun pays du monde, un chef d’état qui a bénéficié de la confiance du peuple à deux reprises à l’issue d’élections libres et équitables ne s’est érigé en bourreau de la démocratie en s’accordant un mandat supplémentaire de trois ans hors élections à travers une parodie référendaire grotesque et rejetée comme telle part le peuple souverain et la communauté internationale. A travers la mise en œuvre de ce projet de régression démocratique , Tandja rêve d’instaurer un régime de dictature fondé sur “ l’informalisation de l’état, l’esprit de cour et le népotisme. La personnalisation du pouvoir est la clé de voûte de cette entreprise sournoise ayant conduit inéluctablement à l’instauration d’un régime despotique et clanique décidé à faire main basse sur les richesses minières du pays en s’appuyant sur des réseaux clientélistes constitués d’opportunistes ayant fait déjà leur preuve en 1996 à travers des méthodes rompues de manipulation des consciences, de dévoiement des valeurs démocratiques et leur inclinaison à semer la discorde par la biais d’un discours éculé au relent populiste axé sur la souveraineté du peuple et le patriotisme et repris à coup de propagande par les médias publics désormais au service exclusif du pouvoir fascisant et de mercenaires du mouvement tazartché. Le chef de l’état met ainsi fin à une période de stabilité politique et institutionnelle citée en référence sur le plan régional et international et rendue possible grâce à la maturité démocratique des forces vives de la nation, conscientes alors de leur devoir historique à promouvoir la bonne gouvernance politique et économique et à poser les jalons du processus démocratique, devenu irréversible. Tous les investissements réalisés en matière de politiques de développement, dont l’initiative IADM du G8(Initiative consentie au titre de Objectifs du développement pour le millénaire (OMD) en faveur du groupe PTTE dont le Niger est devenu éligible en 2005, et péremptoirement dénommé “Programme spécial du Président n’auraient été possibles sans cette stabilité institutionnelle et la permanence d’un cadre de gouvernance politique et économique conforme aux normes démocratiques mondiales. Le projet de refondation de la République aux contours troubles n’est que la traduction d’une volonté affirmée de mise en oeuvre d’un processus de confiscation du pouvoir et d’infantilisation du peuple nigérien. La rhétorique quasi obsessionnelle sur le patriotisme et la souveraineté nationale, label de toutes les tyrannies ressassée à outrance sur les médias d’état comme si le pays était en guerre cache mal le désarroi des promoteurs de cette aventure irrationnelle qui augure des lendemains dramatiques pour notre pays . La souveraineté d’un pays, c’est en sus de son indépendance politique ,l’affirmation d’une politique volontariste et efficiente visant l’amélioration des conditions de vie des populations .C’est aussi le fait d’assumer la responsabilité des affaires publiques et la continuité de l’état dans le cadre d’une gouvernance démocratique marquée du sceau de la transparence, du respect des institutions de la République et de l’état de droit, notamment les traités et accords régionaux et internationaux ratifiés par notre pays et dont le respect s’impose au regard de toute notre loi fondamentale et de l’ordonnancement juridique international. Les sorties médiatiques et intempestives des ménestrels de service investis par le nouveau monarque et chargés de répandre en bavant le sentiment de fierté nationale comme un antidote à la forfaiture commise devant l’histoire ne changeront pas hélas la réalité socio économique et politique de notre pays : le budget national est tributaire à 60% de l’aide budgétaire extérieure et tous les indicateurs macro-économiques du pays attestent que les stratégies de réduction de la pauvreté prennent nécessairement en compte le soutien substantiel de la coopération internationale. Il serait donc illusoire de croire que le Niger, malgré ses potentialités en ressources naturelles pourrait vivre en autarcie dans une économie globalisée. Les grands chantiers de la République se réduisent t-ils à la promotion de quelques agitateurs zélés élevés au rang de ministres ou conseillers et récompensés pour avoir défendu mordicus le processus antidémocratique et illégal qu’est le mouvement tazartché ?Au demeurant, le classement pour la 3è fois du Niger au dernier rang en IDH du PNUD au terme de dix ans de gestion a finit par dévoiler au grand jour l’imposture politique de ceux qui promettaient d’en faire le Doubaï de l’Afrique subsaharienne dans les trois années à venir Notre pays entre hélas dans une période d’incertitudes et de convulsions politiques qui l’expose si l’on ne prend pas garde à une destin tragique par la seule volonté d’un potentat soutenu par une brigade d’opportunistes véreux et un réseau de parvenus qui sont en réalité des frustrés de la démocratie pluraliste, émanation de la conférence nationale souveraine de 1990. L’installation tragicomique d’un « parlement maison » et l’organisation unilatérale d’élections sans la participation de l’opposition et rejetées par l’immense majorité du peuple nigérien et la communauté internationale en disent long sur le règne de la pensée unique et l’état de la démocratie au Niger. En tout état de cause, l’histoire nous édifiera sur le sens à donner au nationalisme étriqué des nouveaux patriotes autoproclamés et le noble combat des démocrates et républicains pour la défense de la démocratie et de l’état de droit au nom de la dignité du peuple nigérien. La CSD constate que la 6è République consacre l’avènement d’une oligarchie et de lobbys d’affairistes dont le seul objectif est d’instaurer une république bananière avec pour corollaire la remise en cause de l’état de droit et des libertés fondamentales conquis de haute lutte par le peuple nigérien. La corruption rampante à tous les échelons des institutions politiques et sociales , le népotisme et l’illusion de la promotion d’une certaine jeunesse instrumentalisée à dessein et mise au service d’une stratégie politique de division des composantes de la nation sont l’illustration tangible de la dérive clientéliste et autoritaire du régime actuel. La CSD fustige la culture de la manipulation et du double langage qui caractérisent les partisans de la refondation : ayant promis un dialogue inclusif ouvert sur les questions essentielles, y compris le report éventuel des élections locales du 27 décembre 2009 lors des consultations de Bruxelles au titre de l’accord de Cotonou, ils choisissent aujourd’hui de renier comme à l’accoutumée leur engagement à travers des déclarations irresponsables rendues publiques dans les médias La CSD réaffirme son attachement aux institutions de la 5è République et sa volonté inébranlable d’œuvrer avec détermination pour la sauvegarde du cadre démocratique et républicain qui en est issu. La CSD rappelle opportunément au chef de l’état Tandja Mamadou que son mandat légal expire le 22/12/09 et qu’au regard des dispositions pertinentes de la constitution du 09 aout 1999, la légitimité de son pouvoir et celle des institutions de la 6è la République déjà fortement contestées par les forces démocratiques nigériennes, les institutions africaines et l’Union Européenne ne seront plus reconnues par l’ensemble de la communauté internationale. La CSD se félicite des efforts accomplis par l’Union Européenne, les USA, le Canada, les institutions africaines et internationales et tous les pays attachés aux idéaux de la démocratie pour leur contribution inestimable en faveur de l’enracinement démocratique au Niger et encourage la médiation engagée par la CEDEAO en vue de dessiner les contours d’une dynamique de sortie de crise, d’ un retour à la légalité constitutionnelle et à une vie démocratique normale, gage du développement économique et social. 23 décembre 2009 Publie le 22 décembre 200 Commentaires (2)...
Le sujet de cette lettre sera "votre propre pays". Il ne s’agit pas de donner une description géographique ou historique, mais de le regarder par les yeux des enfants. Ils devront dire ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas dans leur pays.
Vous pouvez leur demander aussi ce qu’ils pensent ou savent du pays de leur partenaire. Mais ce sera plus difficile. Dans ce cadre il est utile d’aborder le concept des stéréotypes avec eux. Vous pourriez en nommer de nombreux en ce qui concerne les pays européens par exempleJe viens de me disputer.sentiments vis-à-vis d’une situation où ils se trouvent.Ils auront également reçu un peu d’information personnelle sur le pays de leur partenaire Ecrivez un commentaire |























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