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Fédération nigérienne de lutte traditionnelle : nouveau tournant dans la crise

Fédération nigérienne de lutte traditionnelle : nouveau tournant dans la criseLa crise qui secoue la fédération nigérienne de lutte traditionnelle, est loin de connaitre son épilogue. Née de la suspension il y a six mois du président de la Fenilutte M. ABOUBACAR SEYDOU GANDA ; cette crise continue de faire des vagues. Ainsi, âpres l’échec de l’assemblée générale extraordinaire tenue à Zinder le 14 octobre dernier, et qui avait pour objectif de concilier les deux parties, ce mardi 31 octobre un nouveau pas a été franchi avec une déclaration rendue publique par de 5 ligues sur les 8 que comptent la fédération des ligues et les districts qui constituent le collège électorale.

Excédés par la persistance de cette crise, les signataires de cette déclaration ont fustigé et condamné les agissements du vice-président de la fédération ALI DAN MALLAN, qui selon eux s’est autoproclamé président plein avec la complicité de certaines mains invisibles. Un comportement contraire selon eux aux dispositions des articles 44, 45, 46 et 48 des statuts de l’association. Pour les auteurs de cette déclaration, la présente situation que traverse la fédération a été savamment créée pour nuire à la personne du président ABOUBACAR SEYDOU GANDA, qui sans crier gare, a accepté de purger sa sanction.

Face à cette situation qui ne saurait perdurer, à quelques jours de la 39ème édition du sabre national de lutte traditionnelle, les ligues et districts signataires de cette déclaration, ont décidé de manière officielle de la réhabilitation définitive du sieur ABOUBACAR SEYDOU GANDA à son poste de président du bureau exécutif de la fédération. Selon eux, seul lui a la légitimité, car étant issu des élections démocratiques tenues a Maradi le 31 octobre 2015. Et de ce fait, les ligues et districts l’invitent à prendre sa place comme deuxième vice-président du comité national d’organisation du 39ème édition du sabre national prévus à Zinder en fin d’année. Ils n’ont pas manqué de déclarer cette suspension « nulle et de nul effet ». Tout en fustigeant l’attitude et le comportement de certains acteurs, les signataires ont aussi interpelé les autorités qui se doivent de réagir face à cette situation qui n’a que trop duré.

Cette crise dans cette fédération doit interpeler l’ensemble des acteurs du monde sportif, qui se doivent de réagir pour mettre fin à ce genre de situation devenue courante et commune à toutes les fédérations, avec souvent le silence complice de la tutelle qui laisse faire.

Souleymane Salha

02 novembre 2017
Source : La Nation

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