vendredi, 09 mars 2012 20:02

Apres la chute d’Oumarou Bindigaou : du hooliganisme à Maradi

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lutte maradi 2012Le 33eme championnat national de lutte traditionnelle dont les lampions se sont éteints le 4 mars 2012 à l'arène Yacouba Ango de Maradi a été émaillé par des heurts ayant opposés des jeunes supporteurs et les forces de défense et de sécurité. Très en colères

après la chute pourtant nette de leur idole Oumarou Bindigaou, les jeunes maradaouas se organisés pour bruler des pneus autour de l'arène et au niveau de quelques quartiers de la capitale économique. Face à l'ampleur des échauffourées, les FDS ont été obligés de faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les 'contestataires', puis engager une chasse à l'homme dans les maisons.

C'est ainsi que les FDS ont procédé à l'arrestation de plusieurs manifestants dans les locaux du commissariat. Selon nos informations, plusieurs d'entre eux ont été finalement relâchés. La tension née de ces heurts a engendrée des conséquences. Les arbitres, la délégation de Dosso, ont quitté l'arène sous une escorte des forces de l'ordre. Ces actes de violences des supporteurs de Maradi est du 'hooliganisme'. Si des spectateurs manquent de fair-play dans une compétition dont l'un des objectifs est la consolidation de l'unité nationale, il y a lieu de s'interroger si à l'avenir la région de Maradi doit organiser des compétitions culturelles et sportives. En tout cas, si cela arrive, il faut un changement de comportement de certains spectateurs de Maradi. Si pour organiser un événement à Maradi, il faut renforcer le dispositif de sécurité, il est impératif de rectifier le tir.

Des journalistes dans les locaux du commissariat de Maradi.

Présents sur les lieux au moment des événements du samedi 3 mars 2012, des journalistes sportifs et leurs caméramans, ont été sommés de donner les cassettes et les appareils photos dans des conditions inamicales. Un geste des hommes de rang condamnable, car ils ont même brutalisés deux OPV et un journaliste. Heureusement que leurs responsables les ont intimidés de se calmer, tout en nous demander d'embarquer dans un véhicule des gardes républicains. Direction le commissariat de Maradi, ou pendant 30 minutes.

Surplace, un officier de la police nationale a regardé tout le film enregistré par les différents caméramans de la presse privée présente à Maradi. Après cet exercice, l'officier nous a été notifié que notre présence vise à d'une part à une vérification des images prises et d'autres part assurer notre sécurité. En réponse, les journalistes ont fait part de leur indignation face au comportement des hommes de rang. Des excuses nous ont été présentées pour les désagréments.

Tout comme cet incident, les hommes des médias ont eu de sérieuses difficultés avec les forces de l'ordre le jour de la finale pour prendre des photos.

ITT, envoyé spécial

09 mars 2012
Pubblié le 07 mars 2012
source : http://lactualite-niger.com/

Dernière modification le vendredi, 09 mars 2012 22:04