Hommage rendu à Maman Abou / Un justicier, un homme de conviction et d'action s'en est allé : Par Maman Sidikou

Hommage rendu à Maman Abou, Un justicier, un homme de conviction et d'action s'en est allé : Par Maman Sidikou Un justicier s'en est allé.
Maman Abou s'en est allé, rejoindre nos "parents" et nous précéder vers cet au-delà qui nous est destiné.
L'heure est au deuil, à la douleur - et au souvenir.
C'est l'occasion d'un présent posthume adressé à un frère dont l'amitié m'était précieuse.
C'est aussi, et surtout, un hommage rendu à un homme de conviction et d'action.
Jeunes, insouciants et mus par des idées que nous ne comprenions pas toujours, nous entrions dans la vie avec la faim et la curiosité de certains "fils et filles des indépendances".
Nos chemins s'éloignèrent vite, nous conduisant vers des lieux séparés par des milliers de kilomètres.
Mais, en ces temps où les nouvelles tenaient au fil ténu d'une lettre ou d'un message transmis par une connaissance commune, l'amitié demeurait.
Hommage rendu à Maman Abou, Un justicier, un homme de conviction et d'action s'en est allé : Par Maman Sidikou Celui que je surnommais (avec affection - et parfois, un brin de dérision) "Zorro" joignait l'agilité à la vivacité du "renard".
Il était fin, adroit et surtout un vrai "justicier". Défenseur de la veuve et de l'orphelin et soucieux du bien public.
Je suivais avec passion son parcours alors que la conférence nationale contribuait à changer le cours de notre histoire.
Comme d'autres qui lui firent parvenir notes et autres conseils, nous avions une confiance aveugle en son désintéressement.
Ces qualités étaient reconnues même au-delà de nos frontières.
Elles le conduisirent, une fois qu'il assuma la responsabilité de la Nouvelle Imprimerie du Niger, à contribuer à la "respiration démocratique" de notre région.

Au quotidien, il permit la parution régulière de nombreux titres de la presse indépendante.

Son entreprise contribua également à la réussite de plusieurs grandes échéances - en imprimant notamment les documents officiels requis pour la tenue de scrutins au Niger et au Burkina Faso.

Ce faisant, il combinait l'efficacité de l'homme d'affaires avec l'engagement de l'homme épris de justice sociale qu'il était.

En outre, son horizon dépassait les frontières du Niger.

A travers le monde, Maman Abou jouissait d'un réseau d'amis, compagnons de route et autres âmes égarées ou bien guidées (c'est selon
..) .

Quelles qu'aient pu être les luttes et les éventuelles divergences de vues, l'homme était entier, fidèle et pétri de rares qualités humaines.

Son domicile était par conséquent une oasis où l'on passait - qui pour une salutation, un conseil ou une réunion impromptue.

C'est le souvenir, personnel, que je conserve et veux partager afin de rendre hommage à la trajectoire d'un justicier.

Il nous reste fort à faire pour que triomphe la justice sociale partout en Afrique, mais nous n'y parviendrons pas sans conserver le vivant souvenir de ceux qui la serv(ir)ent.

Repose en paix, cher ami, et qu'Allah te réserve félicité et quiétude où tu te trouves désormais.

Par Maman Sidikou

 

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