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Hommage : Kountché, un nationaliste dans l’âme

SEYNI KOUNTCHE PERE DE LA NATIONSeini Kountché. Il y a 31 ans, s’en allait cet homme qui avait su donner fierté et dignité aux Nigériens. Un patriote à nul autre égal. Un nationaliste qui avait placé, sa vie durant, l’intérêt du peuple au-dessus de toute autre considération. Les premières pages de l’histoire entre cet officier militaire des plus rigoureux et le Niger avaient commencé ce 15 avril 1974. La décennie qui suivra cette date mémorable sera dé- terminante pour l’essor social et économique de notre pays. Très vite, les affres des terribles sécheresses s’effaceront. L’école retrouvera un souffle à jamais égalé. En témoigne la multitude de cadres hautement compétents formés sous l’ère Kountché tant au Niger qu’à l’étranger. C’était aussi l’époque où les richesses naturelles, en particulier l’uranium, profitaient véritablement à l’ensemble des citoyens. La cohé- sion sociale était l’une des boussoles du natif de Fandou. Les festivals et autres retrouvailles culturelles étaient célé- brés avec faste et dans l’unité nationale la plus parfaite. Les comptes de l’État étaient rigoureusement gérés, les indélicats qui s’amusaient à grappiller l’argent public en payaient le plus fort. Kountché était intransigeant sur la probité de ceux qui étaient en charge de conduire l’administration publique et ses démembrements. L’autre grand mérite à mettre à l’actif du tombeur du régime de Diori Hamani est sans conteste sa détermination à doter le Niger d’infrastructures pour son dé- veloppement et son rayonnement culturel et économique. Chaque chef-lieu de département disposait de structures adéquates pour l’épanouissement de la jeunesse. En la matière, la capitale a été gâtée pour ainsi dire.

images/stories/Seyni-Kountche-Niger-1.jpgOn ne peut lister ici les réalisations infrastructurelles faites à Niamey sous le règne du très charismatique Général. L’essentiel des routes nationales de notre pays ont été construites du temps de Seini Kountché. L’homme qui s’en était allé ce 10 novembre 1987 est incontestablement NOTRE PERE DE LA NATION. N’en déplaise aux guristes qui prétendent avoir fait plus que n’importe quel autre régime depuis l’indépendance, Seini Kountché restera pour toujours le chef d’État qui avait littéralement ressuscité le Niger. Autant Kountché avait été un bâtisseur, autant les tarayyistes sont des démolisseurs au sens large du terme. Pour preuve, les jalons de l’essor socioéconomique posés durant la décennie de l’ère Tandja Mamadou ont été complètement détruits par Issoufou Mahamadou. Dans le secteur des ressources naturelles, non seulement le prix de l’uranium n’a pas été revalorisé, mais pire, le projet Imouraren a été abandonné avec la complicité du Guri moyennant une occulte contre partie financière versée par Areva. Quant à l’industrie pétrolière entamée en 2011, elle ne profite guère aux nigériens. Les prix à la pompe sont exagérément élevés, aucune baisse n’a été consentie malgré les protestations populaires. Pour ce qui est du gaz domestique, il fait le bonheur d’une poignée de guristes qui l’acheminent à l’étranger créant de graves pénuries au Niger. Aujourd’hui, l’unité nationale est menacée. La scène politique est polluée par les manigances de bas étages devenues la spécialité du régime. Le système éducatif et celui de la santé sont en lambeaux. L’économie nationale est en agonie. Bref, le pays est en ruines du fait d’une mal gouvernance endémique. Kountché doit certainement se retourner dans sa tombe. Son Niger, son cher Niger est en train de sombrer sous le règne d’Issoufou Mahamadou.

17 novembre 2018
Source : Le Courrier

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