Niger : ruée vers l’or en plein Sahara

Niger : ruée vers l’or en plein Sahara Un filon attire des milliers de mineurs dans un coin reculé, pauvre et désertique du Niger, qui est aussi une zone de passage de migrants, de trafic de drogue et de djihadisme
Un village grouillant de tentes se constitue dans une région reculée du Sahara, où les migrants, le terrorisme djihadiste et le trafic de drogue se croisent souvent.
Ces deux dernières années, quelque 35 000 personnes ont débarqué d’Afrique centrale et de l’Ouest dans cette zone de non-droit qui sépare le Niger de l’Algérie, selon les chiffres du ministère des Mines. La plupart sont là pour l’or.
Tchibarakaten héberge la plus grande mine d’or artisanale du Niger, un Etat frappé par la pauvreté qui détient le record mondial du taux de natalité, et qui est devenu un allié essentiel de l’Occident dans la guerre contre le terrorisme et les actions pour juguler l’immigration.

Financer l’immigration en Europe. Les mineurs arrivent à dos d’âne, à moto ou même à pied, et terminent leur voyage dans des camions escortés par l’armée. A force, ils ont transformé ce paysage aride en métropole désertique. Dans les magasins on trouve de tout, des gâteaux, des boîtes de thon, des détecteurs de métaux et de la dynamite. Des restaurants, des centres médicaux et des bars de fortune ont poussé comme des champignons, alimentés en électricité par de bruyants générateurs.

Joe Parkinson
17 octobre 2018
Source :https://www.lopinion.fr/

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