Criminalité urbaine à Niamey : La ceinture verte, un sanctuaire des malfrats !

 Criminalité urbaine à Niamey : La ceinture verte, un sanctuaire des malfrats !La criminalité, nous le disions dans ses colonnes, est en train de prendre une ampleur inquiétante dans la ville de Niamey au regard de la fréquence des homicides recensés ces dernières années. Malgré les multiples lamentations de la population qui assiste impuissant à des scènes d’assassinats crapuleux, la situation se putréfie de jours en jours. Les quelques cas de crimes autour desquels il y a eu beaucoup de bruits suscitent aujourd’hui l’exaspération de la population. Capitale calme et même sûre en terme de sécurité il y a quelques années, certaines zones du centre ville de Niamey tend à devenir une véritable poudrière. Après l’odieux assassinat d’un jeune homme dans la ceinture verte quelques jours avant qu’il ne convole en justes noces, un autre vient de perdre la vie dans quasiment les même circonstances. Trop c’est trop disent les populations qui continuent d’interpeller qui de droit sur ce phénomène qui risquerait d’être incontrôlables si des mesures appropriées ne se sont pas prises en temps opportun.

Pour des broutilles on peut aisément perdre la vie dans la ceinture verte de Niamey. C’est en effet l’impression que donne cette série de tuerie de jeunes à cet endroit précis. Vendredi 24 août dernier aux lendemains de la Tabaski, fête de réjouissance mais de dévotion et pardon, Abass Habibou un jeune d’une vingtaine d’année a été mortellement agressé par une bande de malfrats sans foi ni loi. A la fleur de l’âge, ce technicien d’un média de la place vient d’être perdre la vie pour des frivolités. Ses assaillants, après la sale besogne, sont partis avec sa moto. Une sorte de rançon après avoir ôté une vie humaine ! Que vaut une moto face à une vie, à tous égards sacrée, s’indigne t-on ? Face à la gravité de la situation, les autorités régionales ont dépêché des équipes mixtes de patrouilles sur l’étendue du territoire de la ville de Niamey. Des opérations coup de poing, selon le Gouverneur, ont permis d’interpeller près de 500 individus parmi lesquelles figurent des bandits de grand chemin. Dans la journée, les forces de sécurité procèdent aux contrôles des véhicules et autres engins roulants. Cette opération se poursuivra afin d’assurer de façon permanente la quiétude dans la ville de Niamey.

Le Gouverneur de Niamey a également déconseillé la population a emprunté la voie longeant la ceinture verte en cette période hivernale. Compte tenu de l’ombrage, les malfrats peuvent se dissimulés pour attaquer des passants.

Au demeurant, l’assassinat du jeune Abass, tout comme ceux enregistrés ces derniers temps à Niamey, relance le débat sur la résurgence du grand banditisme dans la capitale. Le calme apparent qu’affiche quotidiennement la ville de Niamey cache t-elle des crimes monstrueux passés sous silence ? Car si ces assassinats sont connus du grand public, c’est grâce aux réseaux sociaux. Sans aucun doute, de tels actes sont légions dans la ville. Faut t-il attendre l’irréparable pour que les autorités se penchent profondément sur ce problème.

M.H  

30 août 2018
Source : L’Actualité

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