Des cas de choléra sous contrôle à Madarounfa

Des cas de choléra sous contrôle à MadarounfaSelon un communiqué du ministère de la santé publique en date du 13 février 2018, le système de surveillance épidémiologique a permis de détecter des cas de diarrhée et de vomissement dans le district sanitaire de Madarounfa (CSI de N’yelwa et Dan Issa). L’analyse des échantillons au laboratoire du CERMES de Niamey a confirmé la présence du germe du choléra. A l’heure actuelle, la situation est sous contrôle.

Selon le communiqué, à la date de vendredi 13 juillet 2018 la situation se présente comme suit : 47 malades enregistrés dont malheureusement un (1) décès. Le communiqué rappelle que « le choléra est une maladie très contagieuse qui se manifeste par une émission brutale des diarrhées liquides, des vomissements graves pouvant entrainer la mort. Cependant, si le traitement est instauré précocement, le malade guérit ». Le communiqué explique que la contamination se fait directement à travers la consommation de l’eau souillée par des matières fécales ou indirectement à travers la consommation des aliments contaminés, les mains sales et par contact avec les objets utilisés par le malade.

Le ministre de la santé en relation avec les partenaires, a déjà pris des mesures pour maitriser la situation. On peut citer entre autres, « le pré-positionnement des médicaments pour la prise en charge gratuite des cas au niveau des districts sanitaires à haut risque ; le Renforcement de la surveillance épidémiologique à travers la notification journalière des cas ; la tenue des réunions des comités de gestion des épidémies au niveau national, régional, départemental et communal ; la sensibilisation des populations à travers les canaux locaux de communication ; l’envoi d’une équipe Nationale d’investigation pour appuyer la région de Maradi et le District sanitaire de Madarounfa en vue de faire face à cette situation ».

Le ministre de la santé Illiassou Idi Mainassara a salué et félicité les Partenaires techniques et le personnel de santé pour la promptitude et les efforts déployés pour une meilleure gestion de la situation. Le Ministère de la Santé Publique appelle à la vigilance de toute la population pour le respect strict des mesures suivantes : « Conduire tout malade au centre de santé le plus vite que possible dès l’apparition des premières signes ; Consommer l’eau de forage ou de la pompe ; Bouillir l’eau des puits ou des marigots avant de la boire ou la rendre potable en utilisant des désinfectants comme l’eau de javel, l’Aquatab ou du PUR ; Traiter et évacuer les selles et vomissures des malades en utilisant les latrines ou en enterrant les selles ; Laver les mains à l’eau et au savon avant de manger, après utilisation des toilettes et après contact avec un malade ; Utiliser les insecticides pour détruire les mouches et les cafards ; Bien cuire les aliments avant consommation ; Désinfecter les latrines, les draps, les matelas, les bouilloires et autres objets utilisés par le malade »

Selon le communiqué, outre les actions citées plus haut, instruction a été donnée à tous les agents pour que les actions de surveillance et de sensibilisation des populations soient renforcées ainsi que le respect strict des protocoles afin de détecter et prendre en charge tout cas suspect.

En 2016, Une épidémie de choléra a fait une dizaine de décès en une semaine sur une trentaine de personnes touchées dans la localité de Balla, district sanitaire de Dosso (Niger). Selon l’UNICEF, le choléra est apparu pour la première fois au Niger en 1971. Depuis 1990, des épidémies importantes ont été enregistrées notamment en 1991, 1996, 2004 et 2010 - 2012. La tendance générale montre une augmentation annuelle de la fréquence et de la taille des épidémies. Entre 1994 et 2013, la surveillance épidémiologique a rapporté 21 538 cas avec 978 décès, soit un taux de létalité élevé de 4,5 %. Les principales épidémies ont été enregistrées dans la région de Tillabéri, le long du fleuve Niger, et dans les régions de Tahoua, Maradi et Zinder à la frontière avec le Nigeri.

Garé Amadou
17 juillet 2018
Source : La Nation

Imprimer E-mail

Les Résidences Goggodou : Le coin chic pour se loger à Niamey

Société