Doulla Talata réagit à propos de son exclusion à la présidence d’honneur du COSNI

Mahamadou Talata Cosni Quelques semaines après son exclusion de la présidence d’honneur du Comité Olympique et Sportif Nigérien, une exclusion rendue public à l’occasion de l’assemblée générale du COSNI tenue à Tillabéry, le président de la fédération nigérienne de triathlon, DOULLA TALATA a réagi au cours d’un point de presse qu’il a animé, le samedi 31 mars 2018.

Selon DOULLA TALATA, le processus ayant conduit à son exclusion est totalement illégal et il entend se battre pour prouver cela. Au cours de ce face à face avec la presse, le Président TALATA est revenu sur le début de cette affaire qui prend sa source avec la création de la fédération nigérienne de triathlon, une fédération qui bénéficie de la reconnaissance de la fédération internationale de la discipline, et qui a suivi tout le processus normal avec un dossier en bonne et due forme jusqu’à l’obtention de la délégation de pouvoir de la part du Ministère de tutelle. A la suite de ce processus, le besoin d’adhérer au comite olympique a été exprimé par la fédération, et, c’est face au blocage que ce dossier a connu et compte tenu des préjudices subis que la fédération a saisi les tribunaux de droit commun pour réparation. Cette démarche qui n’a pas été appréciée par les responsables du comité olympique et sportif nigérien qui ont estimé qu’il y a violation de la charte et des statuts du COSNI par le Président d’honneur qui est par ailleurs président de la fédération de triathlon. C’est toute chose dont se défend le Président TALATA pour qui la fédération est libre d’aller où elle veut pour se plaindre face à une injustice. TALATA met au défi tous ceux qui peuvent prouver ou brandir un document signé par sa personne dans ce dossier se trouvant devant les tribunaux. Pour lui, à aucun moment, il n’ a porté atteinte aux textes du COSNI, et si violation il y a, cela provient plus tôt de la part du conseil exécutif du cosni qui, à plusieurs reprises, a eu à poser des actes violant le protocole d’accord faisant de lui président d’honneur. Plusieurs actes négatifs ont été posés sans qu’il n’ait réagit, a-t-il précisé. Il n’a jamais été invité à honorer ses prérogatives de président d’honneur même si les textes sont clairs à ce sujet. Cette exclusion a été faite en toute précipitation. Ce sont des articles datant de 2012 qui ont été évoqués pour prononcer cette exclusion alors que ce sont ceux 2014 qui sont en vigueur. Il y a des sérieux problèmes de droits et DOULLA TALATA entend faire recours même si les correspondances adressées à la commission sont restées lettre morte.

Plus grave, selon toujours le président TALATA, les membres de la commission de règlement des conflits lui sont inconnus. Il est ensuite revenu sur la tenue de l AG de Tillabéry qu’il a jugé illégale et son invitation à y participer est une farce. Par conséquent, il dit ne pas être lié aux décisions qui en sont issues. DOULLA TALATA a par la suite exprimé sa passion pour le sport nigérien, son parcours de sportif et son passage à la tête du COSNI qui démontrent son engagement. Autre sujet abordé au cours de ce point de presse, c’est celui relatif aux différentes conventions de partenariat signé avec quelques fédérations qualifiées d’actes de corruption dans certains milieux. Sur ce point, il a exprimé toute son amertume avant de préciser qu’il entend poursuivre ses efforts pour le bonheur du sport. A ce sujet, il s’est appesanti sur le cas ALPHAGA a qui il a offert une police d’assurance au lendemain de sa brillante prestation aux Jeux Olympiques de Rio. Sur cette assurance, il y a eu un blocage savamment orchestré par une main invisible qui a jugé que le champion ne doit pas avoir de rapport avec la maison d’assurance SAHAM qu’il dirige. Néanmoins, il est en train de voir dans quelle mesure ce dossier pourra faire l’objet de traitement dans le seul intérêt de l’athlète. Dans son différend avec l’exécutif du COSNI, la bataille est loin d’être terminée pour DOULLA TALATA qui entend utiliser toutes les voies de recours pour annuler la décision de son exclusion qui est à ses yeux illégale. De l’avis de nombreux observateurs, cette affaire qui n’est qu’à son début est une affaire de personne qu’il faut régler pour ne pas prendre en otage le mouvement olympique nigerien.
Souleymane Salha

06 avril 2018
Source : La Nation

 

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