SIM Aminchi 0range

Déclaration du Forum des Editeurs Africains sur la situation de la fermeture de la Radio et Télévision LABARI

Déclaration du Forum des Editeurs Africains sur la situation de la fermeture de la Radio et Télévision LABARI Le Forum des éditeurs africains (TAEF) condamne avec la dernière rigueur la fermeture par les autorités nigériennes de la télévision et la radio LABARI le dimanche 25 mars 2018.

Le Forum des Editeurs africains informe que le dimanche 25 mars 2018, vers 20h GMT, la police a ordonné l'arrêt de diffusion de la chaine indépendante nigérienne, LABARI (radio et TV), basée à Niamey pour avoir refusé de fournir l'enregistrement du journal du soir qui venait de prendre fin.

La police réclamait, ainsi, un enregistrement relatif à une intervention de Me LARWANA ABDOURAMANAN, avocat et acteur de la société civile venu commenter les échauffourées de l'après-midi entre forces de l'ordre et manifestants à Niamey. Il faut dire qu'une coalition des organisations de la société civile organise depuis 3 mois des manifestations publiques à Niamey et dans plusieurs autres villes du Niger pour exiger la révision de la loi de finances 2018 jugée antisociale. Les responsables municipaux de Niamey, Maradi, Zinder et Tahoua avaient interdit les manifestions de dimanche dernier, mais les organisateurs ont bravé cette interdiction car la loi fondamentale leur donne ce droit.

Malgré l’arrestation de l'avocat activiste par des officiers de police juste à sa sortie du studio, un commissaire de police a demandé l'enregistrement que les journalistes ont refusé de remettre car la procédure voudrait que ce soit le CSC (Conseil supérieur de la Communication-organe de régulation) qui écrive à l'organe pour obtenir copie.

C’est face à ce refus légal qu’il a été donné ordre de fermer la TV et la radio. A ce jour des éléments de la garde nationale bloquent l'entrée de LABARI et personne ne peut accéder aux locaux. Le Directeur général de LABARI Ali Idrissa a été déféré ce mardi à la prison de Filingué à 180kilomètres de Niamey. Il fait partie des leaders de la contestation.

Le Forum des éditeurs africains condamne ces atteintes graves à la liberté d’expression, exige la liberté des confrères et activistes détenus, et la réouverture immédiate de la radio et télévision LARABI.

Le Forum des éditeurs africains (TAEF) appelle les autorités nigériennes au respect des textes relatifs à la liberté d’expression et de la presse, particulièrement ceux relatifs à la déclaration de Table Mountain qu’elles ont signé.

Jovial Rantao (chairperson): Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Makan Koné (secretary general) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Mardi 27 mars 2018


(Version anglaise)

STATEMENT BY THE AFRICAN EDITORS FORUM ON THE CLOSURE OF TELEVISION AND RADIO LABARI

The African Editors Forum condemns with the utmost rigor the closure by Niger authorities of television and radio LABARI on Sunday, March 25, 2018.

The African Editors Forum informs that on Sunday, March 25, 2018, around 20h GMT, the police ordered the cessation of broadcast of the independent channel of Niger, LABARI (radio and TV), based in Niamey for refusing to provide registration of the evening paper that had just come to end.

The police demanded a recording of an intervention by LARWANA ABDOURAMANAN, a lawyer and civil society actor who had come to comment on the afternoon clashes between security forces and protesters in Niamey. It must be said that a coalition of civil society organizations has organized since three months public demonstrations in Niamey and several other cities in Niger to demand the revision of the 2018 finance law deemed antisocial. The municipal officials of Niamey, Maradi, Zinder and Tahoua had banned the demonstrations last Sunday, but the organizers have braved this prohibition because the basic law gives them this right.

Despite the arrest of the activist lawyer by police officers just after he left the studio, a police commissioner asked for the tape that the journalists refused to hand over because the procedure would require the CSC (Higher Council of Communication-regulator) who writes to the body to obtain a copy.

It was in the face of this legal refusal that he was ordered to close the TV and the radio. To this day elements of the National Guard block the entry of LABARI and no one can access the premises. The Director General of LABARI Ali Idrissa was referred tuesday to the prison of Filingué at 180kilometers of Niamey. He is one of the leaders of the protest.
The African Editors Forum condemns these serious attacks on freedom of expression, demands the freedom of imprisoned confreres and activists, and the immediate reopening of LARABI radio and television.

The Forum of African Publishers calls on Niger authorities to respect the texts relating to freedom of expression and the press, particularly those related to the Table Mountain declaration they signed.

Jovial Rantao (chairperson): Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Makan Koné (secretary general) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Imprimer E-mail

Les Résidences Goggodou : Le coin chic pour se loger à Niamey

Société