Apropos … …de l’attaque de Toumour

Diffa Boko Haram SituationLe compte rendu de l’attaque de Toumour, localité situé à 25 kilomètres de Bosso dans la région de Diffa, diffusée à partir des medias périphériques a rendu perplexe plus d’un Nigérien. Tant il suscite beaucoup d’interrogations. D’abord, au niveau du bilan de7 morts d’un combat d’une rare intensité qui aurait duré plus de 3 heures où une dizaine de véhicules de l’armée ont été détruits. Apparemment la garnison du camp militaire dont on ne nous donne pas l’effectif mise en déroute, aurait été contraint de se replier en laissant sur place 15 véhicules militaires en état de marche, une quantité importante de munition et des vivres en quantité appréciable dont les assaillants se sont saisis, après avoir détruit le surplus qu’ils ne pouvaient pas transporter ! Les combats ayant commencé aux alentours de 18 heures, il semble que les renforts ne sont arrivés sur place que le lendemain matin à 6 heures du matin. Soit 12 heures plus tard que la place forte de Bosso n’est distante que de 25 kilomètres !

Si l’on additionne les véhicules détruits et ceux qui ont été emportés par les troupes de Boko haram, et en partant du principe que nos militaires qui se sont repliés, ont quand même réussi à le faire à bord d’engins motorisés, on peut supputer que le camp de Toumour devait avoir un effectif dépassant les 250 militaires. Or, on nous dit que les assaillants de la secte djihadiste étaient en surnombre, ce qui suppose aux alentours d’un demi-millier d’hommes. Il est permis de douter que, compte tenu des coups sévères portés ces derniers temps contre l’organisation de fanatiques par les armées de la sous-région, notamment le Nigéria et le Tchad et même notre pays, qu’elle puisse réunir actuellement pour une attaque frontale localisée, un effectif aussi important.

Alors que s’est-il donc passé à Toumour ? Comment se fait-il que notre armée ait pris autant de temps pour réagir ? C’est dire que les Nigériens attendent des explications plus avisés de l’Etat-major ! Au moment où nous mettons sous presse aucun communiqué de l’Etat-major ou du Ministère de la Défense n’avait pas encore été rendu public…

Ibrichek

23 janvier 2018
Source : La Nation

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