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Épidémie d’hépatite E : le taux de létalité en forte baisse

hepatite E NigerSelon le dernier bulletin du Bureau de coordination des Nations Unies pour l’Action humanitaire (OCHA), la région de Diffa continue d’enregistrer des cas d’hépatite E depuis la déclaration de l’épidémie par les autorités sanitaires le 19 avril 2017. Au total, 1 987 cas déclarés suspects ou confirmés dont 38 décès ont été enregistrés au 12 octobre. Le taux de létalité est passé de 29 pour cent au 25 avril à 1,91 pour cent au 12 octobre.

OCHA a souligné qu’on observe également une baisse des cas depuis le 10 juillet. Les femmes et les personnes âgées de 15 ans et plus sont les plus touchées. Le plus grand nombre de cas a été rapporté à Diffa. Le personnel des structures sanitaires et les partenaires humanitaires poursuivent les activités de prise en charge médicale et de prévention.

Pour permettre une meilleure prise en charge de la maladie, OCHA préconise « l’acquisition de tests rapides pour l’hépatite E ; la prise en charge des cas dans les structures sanitaires ; la sensibilisation des communautés ; l’amélioration des conditions d’accès à l’eau, hygiène et assainissement ; et l’évacuation gratuite des cas d’ictères.

Selon l’OMS, l’hépatite E est une maladie du foie due au virus de l’hépatite E (VHE), un petit virus à acide ribonucléique (ARN) monocaténaire de polarité positive. Il en existe au moins 4 types différents: les génotypes 1, 2, 3 et 4. On n’a retrouvé les génotypes 1 et 2 que chez l’être humain. Les génotypes 3 et 4 circulent chez plusieurs espèces animales (porcs, sangliers et daims) sans provoquer de maladie et ils infectent occasionnellement l’être humain.

Le virus est excrété dans les selles des sujets infectés et pénètre dans l’organisme humain par les intestins. Il se transmet principalement en buvant de l’eau contaminée. En général, l’infection guérit spontanément en 2 à 6 semaines. Parfois elle s’aggrave et évolue en hépatite fulminate (insuffisante hépatique aiguë) entraînant alors le décès d’une certaine proportion des patients.

La région de Diffa a été une zone de forte prévalence, plus spécialement dans les camps de refugiés, à cause de mauvais comportements en matière d’hygiène.

Garé

24 octobre 2017
Source : La Nation

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