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Taxis Motos / Les ‘’ Kabou-kabou’’ ou l’épine dorsale du transport urbain à Gaya

Taxis Motos / Les ‘’ Kabou-kabou’’ ou l’épine dorsale du transport urbain à Gaya La problématique du transport urbain occupe une place centrale parmi les enjeux de la vie moderne. A Gaya comme dans bien d’autres agglomérations nigériennes, ce service est assuré pour l’essentiel par les motos-taxis communément appelées ‘’ kabou-kabou’’.

Estimés entre deux mille et trois mille dans la capitale du Dendi, ces cyclomoteurs s’activent dans de chevauchées- cascades à toutes heures de la journée à travers le centre urbain, à la périphérie de la ville et sur les axes Gaya- Kamba, Gaya- Malanville. Transportant passagers et bagages, voire des animaux, ces ‘’ engins’’ sont de véritables bolides circulant sans respect d’aucune norme sécuritaire ou réglementaire ; quand vous les voyez déferler, chargés des piles de bidons de carburant de contrebande, ils vous donnent la chair de poule à cause de leur excès de vitesse et leur imprudence déconcertante. Pour ces ‘’casse-cou’’, être en règle n’est pas un souci : pas de dédouanement, pas de plaque d’immatriculation encore moins l’assurance ou de permis de conduire. Les services compétents s’y sont mis avec le bâton et la carotte mais sans succès ; de guerre lasse douane et police ont fini par jeter l’éponge face à la coriace et farouche résistance de l’Association des ‘’ kabou- kabou men’’ qui estime déjà suffisant ce que ces membres versent à la municipalité. En effet, celle-ci les recense et leur octroie des plaques d’immatriculation de fortune estampillées ‘’CUG’’, made in mairie et perçoit de modiques taxes mensuelles.

Le dimanche 24 septembre dernier, un important évènement est survenu dans la vie de l’Association des taxis-motos de Gaya : l’élection d’un nouveau président de l’Organisation suite au décès du précédent. C’était l’effervescence dans la cour de la mairie, tant l’enjeu était important. Réunie dans les locaux de la Municipalité, la Commission organisant l’opération est dirigée par des agents désignés de façon consensuelle assistés d’un huissier, des représentants des FDS et de bien d’autres personnes ressources. Le collège électoral comporte 823 inscrits pour deux candidats en lice. Le dépouillement a donné Soulémane Adamou gagnant avec 305 voix contre Seydou Elh Iro qui a récolté 237 voix, soit 43,72% des 542 suffrages exprimés valables. L’annonce des résultats a été accueillie par des cris de joie des supporteurs de l’heureux élu qui n’ont pas hésité à le porter au-dessus de leurs têtes dans un tohu-bohu qui a débouché sur une course - parade ‘’ folle’’ de kabou-kabou à travers toute la ville.  

Maman. F. Adam

30 septembre 2017
Source : La Nation

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