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Chefferie du canton de Tibiri : le mécontentement persiste

Chefferie du canton de Tibiri : Le mécontentement persisteL’élection du chef de Canton de Tibiri en la personne de Boubacar Marafa, qui s’est déroulée le 26 août 2017, n’a pas cessé de provoquer la contestation. Pour preuve la communauté Arawa, résidant à Niamey a animé hier une conférence de presse à la maison de jeunes Djado Sekou de la capitale pour informer l’opinion nationale et internationale relativement au déroulé des élections de Tibiri (région de Dosso).

Il ressort de cette conférence de presse dirigée par le Dr Dina Tankari ce qui suit « par arrêté numéro 0654 du 22 septembre 2015 le ministre de l’intérieur a arrêté la liste des candidats autorisés à se présenter à ladite élection. Treize candidats sur les quinze du lignage Sakin-Aréwa avaient été exclus et il ne restait plus que deux. L’un de ces deux candidats avait été candidat en 1980 en même temps que le père du second candidat retenu. Puis par l’arrêté numéros 0737 /MISPD/ACR/DGAPJ/du 28 octobre 2015 annulant le précèdent, les deux derniers candidats ont été exclus à leur tour ».

Le Dr Dina Tankari de poursuivre en disant « face à cette situation, les candidats exclus avaient saisi le conseil d’Etat le 23 octobre 2015 et le 15 décembre 2015, afin d’obtenir l’annulation des arrêtés sus mentionés du ministre de l’intérieur. Le jugement de l’affaire a eu lieu le 28 mars 2017.Le délibéré prononcé le 24 mai 2017, selon l’arrêt n°46/17/CONT du 24 mai 2017 a rejeté le recours en annulation de l’arrêté du ministre de l’intérieur du 28 octobre 2017 ».Ce qui amena les candidats exclus à introduire le 18 juillet 2017 une requête a fin de pourvoi en révision.

Ensuite concernant la façon dont les élections ont été organisées, le Dr Dina Tankari de relever que « suite aux pressions multiples subies par les chefs de village Arawa et alliés la plupart ont dû quitter leurs village à partir du 21 août 2017 pour trouver refuge à Doumega, dernière capitale du canton du même nom avant la restructuration d’où leur déclaration du 24 août 2017. L’élection s’était déroulée sans la participation effective de 47 chefs de villages Arawa et alliés du canton sur 121 votants. Ce qui a été attesté par le procès-verbal de constat de l’huissier le 26 août 2017 à Doumega ».

Dr Dina Tankari de dire encore « l’élection est entachée de zones d’ombre, non seulement sur le nombre réel des chefs de village ayant voté mais aussi le refoulement de la séance de vote d’un huissier assermenté requis par les 47 chefs de village qui n’ont pas pris part au scrutin. Les candidats Sarki-Arewa demeurent sereins et font totalement confiance à la justice qui a la charge du jugement de la requête en révision de l’arrêt du 24 mai 2017 du conseil d’Etat qui mettra ainsi un terme à ce feuilleton judicaire au niveau national. Enfin à une question d’un journaliste qui voulait savoir si les candidats malheureux des Arawas se battaient contre le ministère de l’intérieure ou la justice, Dr Dina Tankari de répondre sur un ton conciliant pour dire que l’intérêt ici est de préserver la quiétude sociale, le reste c’est à la justice de dire le droit.

Ali Cissé Ibrahim

27 septembre 2017
Source : La Nation

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