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Les accidents de la route, l’affreux quotidien des Niaméens

Niamey la capitale du Niger ne cesse de grandir à l’exemple des autres grandes villes du monde. De plus en plus, avec le poids démographique et le souci de répondre aux exigences de la vie urbaine, certains habitants sont obligés de se doter d’un véhicule afin de se faciliter le déplacement .Les véhicules les plus utilisés dans la ville de Niamey sont les motos et les voitures, dont la possession n’est plus un luxe, mais une nécessité. Cependant, dans la capitale, la cohabitation entre motos, voitures et piétons est des plus problématiques. Pour cause, pas un jour ne se passe sans qu’on dénombre un accident de la route.

Ces accidents sont souvent, les uns plus spectaculaires que les autres. Ils charrient leur cortège de blessés ou de morts. L’étranger qui vient des pays de la sous-région, est abasourdi par les fréquences des accidents dans notre grande ville. Il en est de même pour les résidents permanents de la capitale qui cherchent à comprendre les causes de ses accidents insensés enregistrés tout au long des journées. Pourtant, de toute évidence, les causes sont dans la manière de conduire des gens. En effet c’est dans notre circulation qu’on trouve des individus qui ne respectent pas les règles établies par le code la route. Sur ce point, les feus otiques sont difficilement respectés en l’absence d’un policier sur les lieux. Pire, l’une des causes principales des accidents de la route reste l’excès de vitesse. Ce Phénomène est observable dans la façon dont certains usagers aiment conduire à tombeau ouvert. A ce sujet, c’est surtout une frange de notre jeunesse qui est souvent indexée car cherchant à imiter les excès de vitesses récurrents dans les films occidentaux.

Plus encore, on n’a pas besoin d’être un psychologue pour détecter que les habitants de Niamey sont perturbés et désordonnés dans leur manière d’être dans la circulation. Sur ce point, la courtoisie qui doit être de mise dans les relations humaines, doit aussi se retrouver dans les va et vient de la circulation. Ce qui est aujourd’hui loin d’être le cas au vu des innombrables empoignades et autres insultes qui ont lieu souvent en pleine circulation. Pour dire que le Nigérien, plus particulièrement l’habitant de Niamey prompte à l’énervement et à la colère, et qui de toute évidence, doit chercher à se maitriser, surtout lorsqu’il conduit.

Toute maladie dispose d’un remède. Et la conduite traumatisante dans la circulation de la capitale, peut être guérie entre autres : par un contrôle accru de la part de la police routière, la révision rigoureuse de la manière dont sont octroyés les permis de conduire ; mais aussi par une campagne de sensibilisation de la part du ministère du transport à l’endroit des usagers de la routes ,relativement au respect du code de la route ,particulièrement en ce qui concerne la limitation de vitesse en zone urbaine et la conduite en état d’ivresse.

Ali Cissé Ibrahim.

20 septembre 2017
Source : La Nation

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