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Polémique autour de date de la célébration de la fête de Tabaski : L’acteur de la société civile Siradjo Issa interpellé dans les locaux de la PJ

L’acteur de la société civile Siradjo Issa interpellé dans les locaux de la PJDécidément, l’acteur de la société civile, M. Sirajo Issa a un faible pour les locaux de la Police Judiciaire de Niamey. Après son interpellation en juin 2016, le revoilà à la ‘’cuisine’’ en ce mois d’août pour affaire le concernant.

Pour quel motif l’acteur de la société civile Sirajo Issa est-il dans les locaux de la Police Judiciaire de Niamey en ce dimanche 27 août 2017 ? Ce qui est sûr, sa présence en ce lieu n’est nullement une visite de courtoisie. En attendant d’avoir des précisions sur la raison ou les raisons de cette interpellation et l’identité du plaignant, selon des sources concordantes, cette affaire aurait un lien avec la polémique en cours au sujet de la date de la célébration de la fête de Tabaski. Cette date est objet de controverses depuis la décision du Conseil Islamique du Niger qui a fixé ladite célébration pour le samedi 2 septembre prochain. Justement, dans cette polémique, on attribue un enregistrement audio à l’acteur de la société civile Sirajo Issa, qui citant un uléma, affirme que derrière la décision prise par le Conseil Islamique du Niger relativement à la date de la célébration de la fête de Tabaski se cacherait des motivations occultes, politiques et pécuniaires.

Toutes choses infirmées dans un autre enregistrement en guise de réponse de l’uléma indexé qui projetait de porter plainte contre son accusateur qu’il identifie comme étant l’acteur de la société civile, Sirajo Issa. Est-ce cette menace de porter plainte que le supposé consultant du coordonnateur du MOJEN a mis en exécution ou bien ses propos outranciers contenus sans son enregistrement où il portait des accusations sur le Chef de l’Etat ? Ce n’est pas la première fois que des acteurs de la société civile, ceux appartenant au même groupe d’opinion que Sirajo Issa du MOJEN ont été interpellés devant la justice pour des propos considérés diffamatoires ou insultants contre les autorités de la 7ème République. Si dans certains cas, les plaintes similaires ont fini par se conclure en des non-lieux devant la justice, dans d’autres, les accusations ont été confirmées par des peines prononcées par les juges. Comme quoi, dans la galaxie de la société civile nigérienne, il y a du tout, de la bonne graine mais aussi de l’ivraie. Sirajo du MOJEN sera-t-il versé dans quel sac ? Wait and see.

Oumarou Kané

28 août 2017
Source :  La Nation

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Société