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Inondations sur l’ensemble du territoire national : Plus de 77.000 sinistrés et environ 41 décès enregistrés

Inondations sur l’ensemble du territoire national Plus de 77.000 sinistrés et environ 41 décès enregistrés En cette saison pluvieuse en cours, le Niger a enregistré des pluies diluviennes sur l’ensemble du territoire national. Si le mois d’Août habituellement très pluvieux n’est pas en train de faillir à sa réputation, en cette fin de deuxième décade, celui de Juillet 2017 a été exceptionnel en termes de précipitations enregistrées. Cette excellente pluviométrie souhaitée par les Nigériens n’est pas sans conséquences sur la vie des populations.

Des pertes en vies humaines, des maisons effondrées, des dégâts matériels se chiffrant à plusieurs millions de francs CFA et même des localités coupées en deux, suite à des effondrements de ponts ou à des routes coupées par des mares ou rivières. Le bilan national provisoire des intempéries sur l’échelle du territoire, établi par la direction de la protection civile est le suivant : Agadez, 594 personnes sinistrées dont 1 mort ; Diffa 142 sinistrés dont 1 mort ; Dosso 20.354 sinistrés dont 2 morts ; Maradi, 22.988 sinistrés dont 7 morts ; Niamey, 8.222 sinistrés dont 16 morts ; Tahoua, 442 sinistrés dont 3 morts ; Tillabery, 9.501 sinistrés dont 3 morts ; et Zinder 3.934 sinistrés dont 8 morts. Au regard des chiffres ci-dessus donnés, c’est la capitale du Niger qui paie la plus grosse facture en termes de pertes en vies humaines. Pour la capitale du Niger, tout comme la plupart des autres villes du pays, ces inondations s’expliquent en grande partie par l’insuffisance ou carrément l’absence d’infrastructures permettant l’écoulement des eaux de ruissellement, l’occupation des sites inappropriés aux constructions, le manque d’investissements des autorités communales dans le domaine de l’hygiène et de l’assainissement et par-dessus tout, le manque de civisme des populations . « Vous constaterez que chaque année, c’est le même refrain aux mêmes endroits », ainsi s’est exprimé au micro du journal

« La Nation », un riverain du quartier Saga pour illustrer l’immobilisme des autorités communales. Un autre habitant du quartier Collège Mariama d’affirmer : « Pendant la saison pluvieuse, notre Niamey est méconnaissable. Il se transforme en un véritable marécage. Regardez l’état défectueux de la rue longeant le rectorat Rive Gauche ». Ce n’est pas que Niamey qui est sens dessus, sens dessous en cette saison pluvieuse. Selon des échos en provenance de la capitale économique du Niger, la première ville commerçante du pays, pour parler ainsi de Maradi est très « mélangée » en cette période de fortes précipitations. « La grande voie dite Maradi Kolliya aménagée pendant la fête tournante du 18 décembre 2016 qui, il y a encore quelques semaines, faisait la fierté des Maradawa est en état de délabrement avancé », confie au journal « La Nation », un étudiant de retour des vacances de Maradi. Comme quoi, au Niger, les années passent, mais les problèmes d’urbanisation, eux, demeurent pour ne pas dire qu’ils se sont multipliés.

Oumarou Kané

28 août 2017
Source :  La Nation

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