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Petits commerces saisonniers : La traite du maïs grillé

Petits commerces saisonniers : La traite du maïs grillé La période de moisson où le producteur, savoure le fruit de son dur labeur, fait aussi la joie d’autres personnes : celles qui s’adonnent à des petites activités saisonnières comme la vente du maïs grillé dont les consommateurs en raffolent. Beaucoup de jeunes vacanciers s’adonnent en ce moment à Niamey à des activités génératrices de revenus, notamment la vente des produits de cultures.

Ces derniers temps on constate, sur les différents marchés, une profusion de produits agricoles que proposent des vendeurs ambulants. Ils ont leurs étals aux marchés, devant les grandes artères. Mais les plus en vue, sont généralement les jeunes filles et les femmes plus actives dans ce commerce. On les voit assises le plus souvent sur des tabourets, devant des fourneaux remplis de braises sur lesquels sont posés des épis de maïs. Elles officient seules ou en groupe. Céréales aux grains blancs, jaunes ou souvent même rouges, le mais est riche en amidon selon les nutritionnistes et est fort énergétique. Il est riche en protides, en glucides et en lipide, ce qui fait de lui, un aliment intéressant. Sa disponibilité se remarque généralement de juin à Octobre, période de la saison des pluies au Niger. La variété qui intéresse les vendeuses est celle du maïs doux. Ces vendeuses s’approvisionnent au marché de Katako ou au niveau des marchés des villages environnants et à des prix très abordables. Le maïs est vendu généralement dans des sacs, ou par tas selon la bourse du client. Actuellement le prix du sac oscille entre 3000 et 7000 FCFA selon la grosseur, la douceur des grains et ou la quantité. Le tas quant à lui se vend aux prix de 250 à 1000f CFA selon un vendeur rencontré au marché de Katako.

Une jeune femme qui a son étal juste à coté du marché, précise que cela fait cinq ans qu’elle exerce ce métier saisonnier, en plus de ses activités de vente du Kopto ou feuille de moringa, de l’arachide, du haricot vert, en fonction de la saison et de la disponibilité des produits. « J’habite au quartier Balafon, et chaque matin, je viens acheter le mais au marché de Katako que je vends juste à côté et, au cas où j’arrive à écouler le sac, j’en rachète d’autres ; ça dépend des jours. Je m’en sors bien, je réalise des fois du bénéfice de plus de 3000 FCFA », explique elle.

Aux alentours du quartier Yantala, sis à côté du "Camping touristique", Salima, une jeune femme, vend les épis de maïs grillé à 50, 75 ou 100FCFA. « Je reste des fois jusqu’à minuit pour griller et vendre ce maïs », dit elle. Aujourd’hui, elle a payé pour 5000 FCFA, espérant les écouler et retourner le lendemain au marché de " Habou Tégui", où elle s’approvisionne régulièrement. Halima précise que c’est cette année qu’elle a commencé à faire ce commerce pour subvenir aux besoins de sa famille, sa maman et deux de ses petits frères. « Avec la vente de ce produit, j’arrive à assurer la popote quotidienne chez nous et c’est le plus important. Seulement des fois, les gens n’achètent pas quand les grains sont secs, et du coup, on risque de les bazarder, à vil prix », déclare-t-elle.

Heureusement pour ces commerçants saisonniers, le mais est beaucoup prisé par les Nigériens, grands ou petits et ils le préfèrent quand il grillé. C’est le cas d’un fonctionnaire nommé Ali qui dit en acheter régulièrement sur la voie qui mène chez lui. « A la descente, j’en achète pour au moins 1000fCFA pour ma famille. C’est un amuse-gueule succulent pour moi. Le soir, après avoir mangé, il me sert d’amuse-gueule tout en suivant les infos à la télévision» dit-il. Mais selon le nutritionniste Abdel-Razak Bello, « le mais grillé, ou calciné surtout est moins nutritif que si on peut l’avoir cuit dans sa feuille enveloppée car cela conserve plus les vitamines qui sont dans cet aliment ».

Aissa Abdoulaye Alfary(onep)

23 août 2017
Source : http://lesahel.org/

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