Forfait Albarka

Différend Etat du Niger/société Africard : Bientôt la fin des haricots pour Dany Chakour

NIGER-Africard : Le Niger gagne le procès de NanterreVers le bout du tunnel pour Niamey. C’est ce qui se dessine à l’horizon après la décision sortie le 13 juillet dernier du tribunal de Nanterre dans le différend
qui oppose l’Etat du Niger à la société Africard.

Dany Chakour et les intérêts ca­chés derrière lui ne peuvent plus vendre les biens du Niger à Paris ni opérer une quelconque saisine de ses comptes. Et, ce, jusqu’à nouvel ordre. Tout porte à croire, au regard de l’évolution du dos­sier ici concerné que ce nouvel ordre ne sonnera pas pour la so­ciété Africard. La décision du tri­bunal de Nanterre qui a cassé l’intention malveillante de Dany Chakour de mettre aux enchères les biens du Niger à paris n’est pas qu’un simple coup de chance. Elle a été motivée certai­nement par les nouvelles pièces à conviction versées au dossier par la partie nigérienne notam­ment ces échanges de corres­pondances brandies par Niamey qui prouveraient que la sentence de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’OHADA condamnant l’Etat du Niger dans le différend qui l’op­pose à Africard aurait été ‘’ache­tée’’. Après cette victoire de Nanterre qui donne de baume au cœur, pour peu qu’on soit épris d’un certain patriotisme, tous les yeux sont rivés vers la CCJA au près de laquelle Niamey a dé­ posé un recours pour ‘’réexa­men’’ de sa décision du 6 décembre 2014. Après quoi, re­ tour à Paris pour le procès au fond. Ce sera pour le 11 janvier 2018.


En attendant ce « beau jour », selon de sources parisiennes, Dany Chakour est en train de se ronger les ongles. S’il perd le pro­cès, ce qui est de plus en plus plausible au regard de la solidité du dossier Niger, « l’escroc inter­ national » comme aime à l’appe­ler certains de nos compatriotes aura fort à faire avec ses « avo­cats » du même acabit à qui il au­rait promis monts et merveilles Revenons à la genèse de l’affaire Africard pour restituer un pan de vérité qui, apparemment, a été, sciemment, occulté pour des fins certainement politiques. Le contrat Etat du Niger/Africard, tout comme celui du barrage de Kandadji avec la société russe ZBS qui, a, à son temps défrayé la chronique, n’a pas été « gou­pillé » sous la 7ème République, mais bien avant, c’est à ­dire sous la transition du Général Djibo Sa­lou. Une fois élues, les nouvelles autorités ont vite fait de remettre en cause des contrats pas tout avantageux pour le Niger et qui ont été obtenus probablement avec des dessous de table. Mal­heureusement, la suite ne fut pas bonne. Le dossier Africard a souffert de légèreté de la part de ceux qui censés le prendre en charge.
Oumar Sanda

29 juillet 2017
Source : Le Hérisson

Imprimer E-mail

Société